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Doc Gynéco: "Une femme présidente en France? C'est trop tôt"

Doc Gynéco sur le plateau du Grand Journal en 2008

Doc Gynéco sur le plateau du Grand Journal en 2008 - Stephane de Satukin - AFP

Alors qu'il s'apprête à faire son grand retour sur la scène à partir d'avril, le rappeur a abordé la question de la politique en France dans une interview accordée à Next Libération.

Bruno Beausir, mieux connu sous le nom de Doc Gynéco, se lancera dans une nouvelle tournée en France dès avril prochain. Le rappeur sortira également bientôt un album en hommage aux 20 ans de son opus Première consultation, qui mêlera morceaux inédits et anciens titres remasterisés.

Dans un long entretien accordé à Next Libération, celui qui se faisait discret depuis plusieurs années est revenu sur son parcours, que ce soit sur la scène ou dans les cercles très privés du show-business, de la littérature mais aussi de la politique. Ce milieu politique est d'ailleurs, selon lui, le plus "excluant". "Dès que t’arrives, t’es quelque chose à manger, à désosser."

Une des raisons qui fait que selon lui, la France n'est pas prête à voir une femme à la présidence de la République. 

"Je crois que c’est trop tôt. Trop tôt par rapport aux hommes de son milieu. C’est comme dans le rap: elle va souffrir cette personne, elle ne sera pas libre et ils vont la faire pleurer", a-t-il expliqué.

Le côté politique, "un truc étrange, de fou"

L'engagement politique de Doc Gynéco, qui a milité au côté de Nicolas Sarkozy en 2007 et 2012 , n'a pas toujours été vu d'un très bon oeil de la part de ses confrères rappeurs. "Pour les gens de la rue, aller du côté politique, c’était un truc étrange, de fou".

Pourtant, en 2007, il déclare "sa flamme" à l'ancien président de la République dans un livre, Les Grands esprits se rencontrent

"Je voulais savoir qui étaient nos élites. Je connaissais les communistes parce que je les ai eus à l’école, je suis incollable sur les communistes, mais je voulais aussi voir le "Boche" que j’avais en moi, ce truc très français. Aujourd’hui, je me demande plutôt comment on peut être sincère dans le socialisme. J’ai été très déçu, là aussi. Par ceux qui étaient des exemples, des artistes de gauche."

Et si Nicolas Sarkozy n'a pas été réélu en 2012, c'est selon lui parce qu'il s'exprimait mal. "Moi, ça me plaisait pas du tout, et il s’est fait remonter les bretelles, ça lui a été beaucoup reproché. Il a perdu à cause de ça, à cause de son vocabulaire", a-t-il conclut.
N.B.