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Depardieu rend hommage à Barbara Aux Bouffes du Nord

Gérard Depardieu, le 5 octobre 2015

Gérard Depardieu, le 5 octobre 2015 - Dominique Faget - AFP

L'acteur a entamé jeudi soir, sa série de concerts en hommage à son amie la chanteuse Barbara, disparue il y a 20 ans.

Tour à tour, il chante, déclame, susurre à l'oreille du public: Gérard Depardieu a entamé jeudi soir sur la scène du théâtre des Bouffes du Nord, à Paris, une série de récitals à guichets fermés en hommage à Barbara disparue il y a 20 ans et dont il fut l'un des plus proches amis.

L'acteur que la Dame en noir avait surnommé "l'amant à mille bras", reprend sur scène les plus grands succès de Barbara, donnant le coup d'envoi d'une série de célébrations. Fervent admirateur de l'interprète de L'Aigle noir décédée le 24 novembre 1997 à 67 ans, Gérard Depardieu s'est produit sur scène avec elle en 1986 dans un conte musical Lily Passion.

Dans l'écrin défraîchi et émouvant des Bouffes du Nord, accompagné par le musicien Gérard Daguerre, dernier pianiste et arrangeur de la chanteuse, Gérard Depardieu, chemise ample noire et pantalon assorti, s'installe près du piano à queue, et débute son tour de chant avec Mémoire, Mémoire, avec au premier rang du public Julie, sa fille, et Charles Aznavour.

Parfois tremblante mais toujours juste, la voix de l'acteur enchaîne les incontournables: Nantes, Marienbad, Göttingen, Ma plus belle histoire d'amour, Au bois de Saint-Amand, Dis, quand reviendras-tu?, Si d'amour à mort et aussi, moins connue, A force de écrite par son fils, Guillaume Depardieu, que Barbara a chantée sur son dernier album.

"C'est la vie qui est triste, pas moi..."

Entre chaque titre salué par des applaudissements nourris, Gérard Depardieu redevient acteur et lit des déclarations de Barbara qu'il pourrait faire siennes: "je suis fidèle à ceux que j'aime, à ce que j'ai vécu...", "j'aime mieux m'ennuyer seule qu'à plusieurs", "je n'ai pas le talent de vivre à deux, je n'ai peut-être pas le talent de l'amour", "c'est la vie qui est triste, pas moi..."

Micro en main, Gérard Depardieu tourne autour du piano qui fut celui de la chanteuse disparue ou vient s'asseoir quelques minutes sur un tabouret de bar, et enchaîne avec une interprétation toute en finesse de L'Aigle noir, sans chercher la performance, juste l'évocation sincère, tout comme avec la déchirante Nantes, dans un halo rouge. À la dernière note, l'acteur se prend le visage dans les mains.

"Ça fait du bien d'être avec elle... Pour moi, elle n'est pas partie...", confie-t-il alors, en reprenant son souffle. "Merci de m'avoir permis de chanter pour vous, merci Barbara!".

Au quatrième rappel, Gérard Depardieu, ovationné debout, décide de bisser Dis, quand reviendras-tu?. Le public reprend aussitôt en choeur. "Allez-y! Qu'elle vous entende!".

R.I avec AFP