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Accusé d'agression sexuelle, Terry Richardson banni des plus grands magazines de mode dont Vogue

Le photographe Terry Richardson à Miami en décembre 2012

Le photographe Terry Richardson à Miami en décembre 2012 - Frazer Harrison - Getty - AFP

Le célèbre photographe, accusé d'agression sexuelle par plusieurs mannequins, n'a plus le droit de travailler avec Vogue, Vanity Fair ou encore GQ.

Le roi du cliché "porno chic" black-listé. Terry Richardson, l'un des plus grands photographes de mode de sa génération, n'a désormais plus le droit de travailler avec certains des magazines les plus influents du monde, rapporte le Daily Telegraph. Parmi les revues concernées, on retrouve notamment GQ, Glamour, Vanity Fair et Wired mais surtout Vogue, avec qui l'Américain de 52 ans a collaboré de très nombreuses fois.

Un mail transmis lundi aux rédactions du groupe Condé Nast International a annoncé qu'il était désormais interdit de collaborer avec l'artiste. Quant aux shootings planifiés ou déjà réalisés, ils devront être supprimés ou remplacés par d'autres contenus. 

Prisé par les fashionistas malgré les accusations

Une décision qui risque de mettre un véritable coup de frein à la carrière de Terry Richardson, connu pour ses chemises à carreaux, ses lunettes de vue aviator et ses images crues, sexuellement explicites - on lui doit également le clip Wrecking Ball de Miley Cyrus, où elle apparaît complètement nue. L'homme a été accusé à plusieurs reprises d'agression sexuelle par des mannequins ayant posé pour lui. Accusations qu'il a toujours niées, et que le monde de la mode a toujours semblé ignorées... du moins jusqu'à aujourd'hui.

Alors qu'Hollywood ne parle que de l'affaire Weinstein (le producteur est accusé d'agression sexuelle, harcèlement et viol par une cinquantaine de femmes), The Times a publié ce weekend un article dans lequel on pouvait lire: "Pourquoi est-ce que Terry Richardson demeure prisé des fashionistas?". Une question qui semble avoir décidé Condé Nast à (enfin) se séparer de l'un de ses plus grands collaborateurs.

Slate rappelle qu'en 2013, une pétition signée par 38.000 personnes demandait aux grandes marques de ne plus employer Terry Richardson pour leurs campagnes, décrivant le photographe comme un "agresseur sexuel et pornographe". 

N.B.