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Covid-19: les musées, théâtres et cinémas fermés trois semaines de plus

Un cinéma fermé pour cause de reconfinement à Montpellier, le 16 novembre 2020

Un cinéma fermé pour cause de reconfinement à Montpellier, le 16 novembre 2020 - Pascal GUYOT © 2019 AFP

Le seuil des 5.000 cas de contamination par jour, fixé par Emmanuel Macron, n'étant pas atteint, le monde de la culture devra attendre avant de rouvrir ses portes.

Comme cela était redouté depuis plusieurs jours, les cinémas, théâtres et musées ne rouvriront pas le 15 décembre et resteront fermés trois semaines de plus, pour réduire le risque de propagation de l'épidémie de Covid-19, a annoncé jeudi Jean Castex.

Le seuil des 5.000 cas de contamination par jour, fixé par Emmanuel Macron, n'étant pas atteint (il s'élève à 14.000 ce mercredi), le monde de la culture devra donc attendre le 7 janvier avant de rouvrir ses portes, a précisé également le Premier ministre.

"Même si tous ces établissements disposent de protocoles sanitaires, la logique que nous devons suivre est d'éviter d'accroître les flux, les concentrations, les brassages de public", a déclaré le chef du gouvernement.

Cette mesure concerne aussi "l'accueil du public dans les enceintes sportives, dans les cirques, les parcs zoologiques ou encore les salles de jeux et les casinos", a indiqué Jean Castex, alors que le 15 décembre devait marquer la réouverture des salles de sport pour les mineurs.

La gronde monte chez les artistes

Cette décision risque de provoquer la colère des exploitants de cinémas, théâtres ou musées, qui se préparaient pour relancer leurs activités mi-décembre, alors que tous les commerces ont pu rouvrir, eux, le 28 novembre.

Depuis plusieurs semaines, la grogne monte chez les artistes, qui dénoncent l'absence de mesures pour les soutenir. Ils déplorent également l'incohérence des restrictions, qui touchent les salles de spectacle, et non les transports en commun et les commerces.

"Il y a une vraie détresse", témoignait mardi auprès de l'AFP Aurélie Delage, patronne du Mégarama de Garat (Charente) et représentante des exploitants de taille moyenne à la fédération des cinémas.

Ne pas rouvrir le 15, "ce serait un vrai coup dur, un coup de massue" alors que "les salles se sont préparées à rouvrir, ont fait leurs programmes, ont remis en place leurs équipes". "Est ce que la solution c'est qu'on soit fermés ad vitam aeternam ?", s'était interrogée cette exploitante d'un cinéma de six salles.

"Je mesure combien ces décisions sont difficiles à accepter, car il s'agit là d'activités très attendues pendant cette période de fin d'année et que ces secteurs souhaitaient pouvoir retrouver leurs publics", a déclaré Jean Castex.

J.L. avec AFP