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Julie Gayet: "La fonction de Première dame est sexiste"

Julie Gayet au festival de Deauville, le 2 septembre 2016.

Julie Gayet au festival de Deauville, le 2 septembre 2016. - Charly Triballeau - AFP

Pendant ses années à l'Elysée, Julie Gayet a fui tout ce qui pouvait l'associer au rôle de Première dame. Elle revient pour Paris Match sur un quinquennat "d'une violence folle".

Si elle mène une vie publique en tant qu'actrice et surtout productrice, Julie Gayet a toujours été très discrète sur son passage à l'Elysée, lorsque François Hollande en était encore le locataire.

Celle qui ne fut jamais "Première dame" s'exprime dans le numéro de Paris Match en kiosque cette semaine. Se livre (un peu) et évoque cette fonction de Première dame. "On élit une personne", pas un couple, déclare-t-elle. Ajoutant: "La fonction de Première dame est sexiste. C'est un job qui oblige à arrêter son métier. Et en plus on ne touche pas de salaire."

Revenant sur sa vie très discrète au côté du président à l'Elysée, alors qu'elle partageait sa vie dans l'aile ouest du "Château", elle explique n'avoir "jamais mis les pieds" dans les pièces d'apparat, "même dans la salle de projection de films". "Je ne suis jamais allée à une cérémonie, j'ai refusé les dîners officiels". Celle qui se désigne le titre de "dame de coeur" plutôt que Première dame assure: "J'ai fait en sorte qu'il y ait une séparation très forte entre moi, notre histoire, et son travail".

"Ce quinquennat a été d'une violence folle"

"Ce quinquennat a été d'une violence folle, à aucun moment il n'y a eu de répit. J'essayais de redonner de l'énergie au président, de prendre soin de lui, d'être à l'écoute".

Plus sobre que Carla Bruni qui clame les qualités de son "Raymond" en chanson et à longueur de posts Instagram, Julie Gayet évoque sobrement ce qui lui plaît chez François Hollande. "J'aime sa façon de penser, d'être, son humour" et "depuis que je l'ai rencontré, ça me donne des ailes".

Julie Gayet a lancé, avec quelques dizaines d'actrices, humoristes, auteures, productrices le mouvement Maintenant on agit, pour soutenir des associations engagée dans la défense des femmes victimes de violences.

M. R.