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Gabrielle Grandière, la créatrice de la comptine Pirouette Cacahuète, est morte à 99 ans

Gabrielle Grandière, l'autrice de Pirouette cacahuète

Gabrielle Grandière, l'autrice de Pirouette cacahuète - Capture d'écran YouTube - Maine Libre

Gabrielle Grandière, qui a écrit Pirouette Cacahuète dans les années 1950, vient de mourir à l'âge de 99 ans.

L'autrice compositrice Gabrielle Grandière, connue pour avoir écrit dans les années 1950 la comptine Pirouette Cacahuète, est morte ce mardi, rapporte France Bleu. Elle avait 99 ans. Également violoniste, cette ancienne institutrice était sortie de l'ombre en 2012 grâce à la publication d'une interview de Maine Libre

Gabrielle Grandière s'était souvenue des conditions de la création de sa célèbre comptine: "Je trouvais que les comptines étaient cucul. Je me suis dit: je vais en faire une, on va bien voir. Je l'ai écrite en un rien de temps!", avait-elle déclaré à France Bleu Maine.

Ces paroles entêtantes lui sont venues en une dizaine de minutes: "Il était un petit homme. Pirouette cacahuète. Il était un petit homme. Qui avait une drôle de maison. Qui avait une drôle de maison." Depuis, personne n'a pu les oublier.

"Sylvie Vartan me l'a piquée!"

Son succès a traversé les frontières. Elle s'en est toujours étonnée: "C'est une petite chose de rien du tout. Je ne comprends pas pourquoi elle est partie comme ça, jusqu'en Nouvelle-Calédonie!" Elle ne touchait pas de royalties sur sa création. La faute à une reprise de sa comptine par Sylvie Vartan, qui en a modifié le texte: 

"Sylvie Vartan me l'a piquée! Cette chanson est passée dans le domaine public. Lorsque je suis allée à la SACEM [Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, NDLR], j'ai dit: je ne m'appelle pas domaine public! On m'a répondu que c'était trop tard. Donc, aujourd'hui, je m'appelle domaine public!"

Gabrielle Grandière était devenue romancière à sa retraite. Elle avait notamment écrit un récit autobiographie, À travers mon siècle par un petit sentier, et un recueil de poésie en 2018, Confidences.

Jérôme Lachasse