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Emilie ex-candidate de la Star Academy raconte avoir été victime d'un trafic de bébés

Emilie de la Star Academy 4 en 2017 dans "N'oubliez pas les paroles"

Emilie de la Star Academy 4 en 2017 dans "N'oubliez pas les paroles" - Capture d'écran France 2

L'ex-candidate de la Star Ac', qui croyait avoir été abandonnée par sa mère biologique, raconte son histoire dans un livre, Les Larmes de l'Eléphant.

L'ancienne candidate de la Star Academy Emilie raconte dans un livre, Les Larmes de l'éléphant, avoir été victime d'un trafic de bébés. Dans un entretien accordé à Closer, l'ex-pensionnaire du Château explique avoir découvert il y a deux ans que "toute sa vie avait été truquée". 

"Mes parents ont toujours été clairs. J'avais 5 ou 6 ans quand ils m'ont raconté l'histoire à laquelle ils ont cru toute leur vie: ne pouvant pas avoir d'enfants, ils ont effectué des démarches pour accueillir un enfant abandonné. En octobre 1985, ils sont venus me chercher au Sri Lanka. Selon eux, ma mère était une jeune femme tombée enceinte hors mariage, ce qui lui aurait valu d'être exclue de la société", retrace-t-elle.

"Une histoire horrible"

Seulement voilà: ses parents sont dans l'erreur. Emilie l'apprendra des années plus tard, en 2017, grâce au message d'une amie. Celle-ci lui conseille de regarder un documentaire diffusé à la télévision néerlandaise. 

"Une histoire horrible: des bébés volés au Sri Lanka, des femmes enceintes séquestrées dans des 'fermes' en attendant qu'elles accouchent. Dans les années 1980, 11.000 nouveau-nés auraient été ainsi vendus à des familles en Europe", découvre Emilie. 

"Je ne voulais pas que ce soit mon histoire", ajoute-t-elle, précisant s'être coupée du monde pendant une dizaine de jours, car cela lui faisait "trop mal". Après une enquête, elle découvre finalement que son dossier d'adoption a été falsifié. Ses parents adoptifs, victimes d'une escroquerie, sont effondrés.

Des test ADN

"Je ne suis pas née au Kalubowila Hospital de Colombo, le 19 septembre 1985. Même Surangi, le prénom que ma mère biologique m'a soi-disant donné est faux!", révèle Emilie, qui a décidé de passer des tests ADN.

"Ils serviront à faire un rapprochement avec d'autres adoptés sri-lankais de la même époque. De cette façon, on espère recréer un peu des familles, c'est mieux que rien. Je suis déterminée à tout tenter. Je veux que l'on me dise qui je suis vraiment et qui était ma mère", conclut-elle. 
Nawal Bonnefoy