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Rocketman: les Samoa interdisent le biopic sur Elton John en raison de scènes de sexe entre hommes

Rocketman

Rocketman - Marv Films / Marv Studios / New Republic Pictures

Le responsable de l'autorité qui contrôle les films diffusés dans l'archipel a expliqué que ce biopic contient trop de scènes qui ne sont "pas correctes pour le regard du public".

L'archipel des Samoa, où l'homosexualité demeure illégale, a interdit la diffusion dans ses cinémas du biopic Rocketmanconsacré à Elton John, et ce parce qu'il contient des scènes de sexe gay.

Présenté au festival de Cannes, Rocketman retrace l'ascension d'un des premiers chanteurs ouvertement homosexuels, et sa lutte contre les addictions (drogue, sexe, alcool).

Des scènes "pas correctes pour le regard du public"

Leiataua Niuapu, responsable de l'autorité contrôlant les films diffusés dans l'archipel, a confirmé cette semaine cette interdiction auprès des médias locaux, expliquant que le long-métrage contenait trop de scènes qui ne sont "pas correctes pour le regard du public".

Il a déclaré au Samoa Observer que le film violait "les lois contre le mariage entre personnes du même sexe et n'allait pas avec les croyances culturelles et chrétiennes" de l'archipel.

"C'est une bonne histoire, en cela que cela parle d'un individu qui essaie d'avancer dans la vie", a-t-il concédé. Elton John "a une vie de famille difficile et parvient à avancer pour trouver le succès. Mais il y a des actes qui ne conviennent pas aux yeux du public et sont contraires à la loi."

Le film Milk interdit en 2009

Les actes homosexuels sont passibles de sept années de prison aux Samoa, selon l'association basée à Londres Human Dignity Trust, qui relève cependant que les autorités n'appliquent pas beaucoup cette loi. En 2009, les Samoa avaient déjà interdit le film Milk, dans lequel Sean Penn incarnait l'homme politique Harvey Milk, militant des droits des homosexuels.

En Russie, Rocketman a été expurgé des scènes d'amour homosexuel, ce qui a suscité de vives critiques du chanteur britannique.

Nawal Bonnefoy avec AFP