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Un chauffeur de taxi demande 230 euros à des touristes pour une course Roissy-Paris

Ce "forfait taxi" doit permettre un meilleur accueil des touristes à Paris.

Ce "forfait taxi" doit permettre un meilleur accueil des touristes à Paris. - Lionel Bonaventure - AFP

Deux touristes venus de Hong Kong ont dû s'acquitter d'une somme plus de quatre fois supérieure au forfait en vigueur entre l'aéroport et la capitale. Le chauffeur de taxi est déjà connu pour ses abus.

Le début de la nouvelle année s'est bien mal déroulé pour deux touristes venus de Hong Kong à Paris pour un voyage d'affaires. Le 1er janvier, ces voyageurs se sont vu facturer leur trajet en taxi depuis l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle jusqu'au 10e arrondissement 230 euros, révèle ce mardi Le Parisien. Un montant largement supérieur au forfait en vigueur pour cette course, qui s'élève à 53 euros.

L'arnaque a été dévoilée par l'association les Nouveaux taxis parisiens (LNTP), directement contactée par les deux ressortissants qui s'offusquaient du prix du trajet et assuraient qu'ils ne prendraient plus jamais de taxis à Paris.

Le chauffeur déjà connu pour racollage

Selon les informations recueillies auprès de la LNTP par Le Parisien et les photos de son véhicule -qui dispose notamment d'un signe lumineux sur le toit-, le chauffeur est bel et bien un vrai conducteur de taxi, un chauffeur habilité et autorisé à effectuer ce métier, et non un clandestin.

Toujours d'après l'association les Nouveaux taxis parisiens, l'homme est déjà connu des autres chauffeurs de taxis à Roissy pour avoir déjà fait du racollage à l'aéroport, en empruntant un itinéraire différent que celui normalement destiné aux taxis.

"Il jète l’opprobre sur toute la profession de taxi"

Sur Facebook, la LNTP a annoncé lancer "une consultation interne, auprès de nos membres, dans le but de lancer une procédure judiciaire à l’encontre de cet escroc".

"Il jète l’opprobre sur toute la profession de taxi. Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités sur la jungle qu’il a créé avec la libéralisation du transport de passagers", écrit l'association.

D'après Le Parisien, les victimes de l'escroquerie du chauffeur n'ont pas déposé plainte et sont aujourd'hui reparties pour Hong Kong. Contactées par le quotidien, elles disent avoir eu peur de possibles représailles de la part du chauffeur si elles ne s'acquittaient pas des 230 euros demandés.

Juliette Mitoyen Journaliste BFM Régions