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Paris: le campement de migrants place de la Bastille évacué pour motifs sanitaires

Le campement de la place de la Bastille est en train d'être évacué.

Le campement de la place de la Bastille est en train d'être évacué. - Twitter Sauvons Paris 12e

La police est en train d'évacuer le campement de la place de la Bastille ce vendredi matin. Il s'agit d'une mise à l'abri pour motifs sanitaires.

Le campement de mineurs isolés de la place de la Bastille, dans le 12e arrondissement de Paris, est en train d'être évacué ce vendredi matin. Cette évacuation a été ordonnée par la préfecture de police.

Mise à l'abri pour motif sanitaire

Selon la préfecture, le campement présente de "grave problèmes de salubrité publique, une épidémie de gale ayant été constatée par l'Agence Régionale de Santé d'Île-de-France".

"Au regard de la situation actuelle, cette manifestation crée un trouble à l'ordre public et met en danger non seulement les occupants du campement, mais également les personnes et riverains qui transitent chaque jour sur la place de la Bastille", détaille la préfecture de police dans un communiqué.

Selon la préfecture, les mineurs vont bénéficier d'une prise en charge sanitaire et un traitement pour la gale leur sera fourni. Elle précise que le campement voisin, port de l'Arsenal, a également été mis à l'abri.

Depuis près de quatre mois, plus de 100 jeunes migrants non accompagnés sont installés dans ce camp créé par Utopia 56. L'association avait installé ce campement afin d'alerter sur la situation des jeunes migrants à la rue et de demander la création de structures d'accompagnement et d'hébergement spécifiques pour les mineurs isolés.

Selon l'AFP, Utopia 56 affirme qu'un seul cas de gale a été diagnostiqué place de la Bastille et que cette évacuation "déguise une entrave à la liberté de manifester". Certains des jeunes évacués vendredi sont scolarisés, mais la préfecture les a acheminés vers des "hébergements pour adultes en Ile-de-France", déplore Utopia 56, qui annonce vouloir intenter un "recours juridique" contre cette décision.

Jean-Baptiste Graziani et Juliette Vignaud