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Manque de place, plafond qui s'effondre: la rentrée à l'université Paris 3 est décalée à octobre

Le nouveau campus de la Sorbonne-Nouvelle, près de Nation, cumule les problèmes logistiques et immobiliers. La rentrée a été décalée de deux semaines.

La rentrée a été compliquée pour certains étudiants de la Sorbonne-Nouvelle. Amphithéâtres trop petits, mauvais emploi du temps, salles pas assez nombreuses... Le nouveau campus de l'université Paris 3 a dévoilé son lot de mauvaises surprises.

"C'est un peu chaotique. On ne sait pas quand on est en visio, quand on est présentiel, si on doit venir ici ou pas. C'est un peu étrange", raconte Inès, en master à l'université, à BFM Paris Île-de-France.

Lors de la réunion de pré-rentrée du 12 septembre dernier, une corniche en bois s'est effondrée sur une étudiante - elle n'a pas été blessée.

Rentrée décalée au 3 octobre

Ce campus de 26.000 m2, construit tout près de Nation, est pourtant flambant neuf. L'université a d'ailleurs déménagé pour quitter des locaux vétustes et amiantés dans le quartier Latin. Mais la rentrée s'est déroulée avec un bon nombre de couacs si bien que la présidence a dû recourir à des solutions d'urgence. "Des salles ont été trouvées assez loin, des enseignements sont passés en distanciel dont les langues. Ce qui pose un problème en particulier pour l'initiation, les premières années", explique Marie Franco, professeure et directrice du département.

Les étudiants de licence ne reprendront les cours que dans deux semaines, le temps d'ajuster l'organisation.

"Notre rentrée est passée du 19 septembre au 3 octobre. Ce n'était pas très organisé, ils n'ont pas eu le temps", confirme, Myriam, étudiante en licence.

Colère des syndicats

Cette situation met en colère les syndicats. Ils avaient alerté à plusieurs reprises sur le sous-dimensionnement du site.

"La tutelle a les chiffres pour savoir combien d'étudiants seront là. Et effectivement, il manque plus de 30 salles", déplore Paul Malherbe, président de l'UNEF Paris 3.

"C'est aussi lié à un manque de financement de la part du gouvernement dans l'enseignement supérieur", ajoute-t-il.

Une assemblée générale réunissant étudiants et personnels de l'université a lieu ce mardi.

Chloé Berthod, Nicolas Chamontin et Juliette Vignaud