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Essonne: une ligne de bus spécifique desservira la prison de Fleury-Mérogis à partir du mois d'octobre

Ces Français pourraient être incarcérés dans des quartiers dits "étanches", comme celui de Fleury-Mérogis.

Ces Français pourraient être incarcérés dans des quartiers dits "étanches", comme celui de Fleury-Mérogis. - AFP

Le projet devrait aboutir le 12 octobre. Depuis la rentrée, l'arrêt de bus de la principale ligne desservant la prison avait été supprimé, rendant l'accès à la maison d'arrêt plus compliqué pour les familles et le personnel.

Ce devrait être pour le 12 octobre. Une ligne de bus spécifique, permettant de se rendre à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), doit entrer en service dans les prochaines semaines, a appris BFM Paris auprès d'Île-de-France Mobilités.

Une réunion organisée ce lundi après-midi a permis de faire avancer ce projet. Pour la première fois depuis un an, la direction du centre pénitentiaire était présente autour de la table, selon une source proche du dossier.

Depuis la rentrée, l'arrêt de bus de la principale ligne desservant la prison avait été supprimé, rendant l'accès à la maison d'arrêt plus compliqué pour les familles et le personnel. Une pétition demandant sa réouverture a recueilli plus de 2000 signatures.

"Nous n'avons jamais été ni sollicités, ni invités, ni informés de ces modifications des lignes de bus qui ont grandement compliqué l'accès à l'établissement des usagers et professionnels du site", déplore le Docteur Valérie Kanoui, cheffe de service de l'Unité sanitaire en milieu pénitentiaire.

Des horaires aménagés

La nouvelle ligne de bus aura pour point de départ la gare de Juvisy. Cinq arrêts desserviront les différents secteurs de la maison d'arrêt. Onze allers-retours seront proposés quotidiennement du lundi au samedi.

Les horaires seront aménagés en fonction des horaires des parloirs et de prises de poste. Le premier départ de la gare de Juvisy est prévu à 7h30, le dernier à 19h40.

La ligne 109, directe depuis la porte d'Orléans, proposera pour sa part un aller-retour quotidien supplémentaire. Une avancée permise "par les réclamations des usagers", estime Valérie Kanoui.

Barthélémy Bolo avec Florian Bouhot