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Crack à Paris: Valérie Pécresse critique la construction du mur qui "ne résoudra pas le problème"

La présidente de l'Île-de-France a rencontré les riverains de Pantin ce dimanche matin après la déplacement des toxicomanes.

Les réactions politiques continuent de fuser après le déplacement de 130 toxicomanes ce vendredi du quartier des jardins d'Eole vers la porte de la Villette à Paris. Ce dimanche, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France s'est rendue à Pantin, où un mur a été érigé pour empêcher la circulation et le stationnement des personnes dans le tunnel du passage Forceval, situé sous le périphérique.

La construction de cette barrière de séparation a suscité un tollé. Les riverains sont remontés et la présidente de la région a partagé leur avis. "Je pense que le mur ne résoudra pas le problème" a vivement critiqué l'élue. "Créer un mur, ça veut dire enfermer. Ca veut dire enfermer les gens dans leur situation sociale et leur territoire".

Comme de nombreux élus de la région, Valérie Pécresse a tenu à rappeler "qu'on ne peut pas transférer en Seine-Saint-Denis tous les problèmes de la France". La détresse des riverains "doit être entendue jusqu'à Beauvau, jusqu'à l'Elysée".

"On a besoin d'une réponse sanitaire"

Le problème c'est "de déplacer les toxicomanes d'un endroit à un autre" a indiqué la présidente de la région qui a estimé "qu'on a besoin d'une réponse sanitaire".

La candidate à la Présidentielle a estimé que la solution "est d'ouvrir une structure de désintoxication au lieu de créer des salles de shoot" avec "l'aide de la Région". "La mairie de Paris avait dit qu'elle était prête à financer et puis l'Etat doit aider à financer".

Alicia Foricher