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Affaire Duhamel: Laurence Bertrand Dorléac choisie pour diriger la FNSP, qui chapeaute Sciences Po Paris

Laurence Bertrand Dorléac

Laurence Bertrand Dorléac - RAFA RIVAS / AFP

Ce renouvellement à la tête de la FNSP, qui chapeaute Sciences Po Paris, intervient après l'affaire qui a éclaté début janvier avec les révélations de Camille Kouchner.

La candidature de Laurence Bertrand Dorléac a été retenue pour la présidence de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), a annoncé son président par interim Louis Schweitzer, nommé en remplacement d'Olivier Duhamel visé par une enquête pour viols sur mineur.

Le comité de recherche a procédé ce vendredi à l'audition des deux candidats qui étaient encore en lice, Bertrand Badie et Laurence Bertrand Dorléac.

"Après en avoir délibéré, il a décidé à l'unanimité de proposer au Conseil d'administration, lors d'une nouvelle réunion informelle le 15 avril prochain, la candidature à la Présidence de la FNSP de Laurence Bertrand Dorléac", indique Louis Schweitzer dans un communiqué.

"Si cette candidature y est validée par les deux tiers des participants, la candidate sera nommée fondatrice et cinq nouveaux membres fondateurs seront par ailleurs désignés", explique-t-il.

"Une réunion formelle du conseil d'administration sera alors convoquée avec les nouveaux membres fondateurs le 28 avril, afin de désigner le Président de la FNSP et les autres membres du bureau".

Professeure d'histoire de l'art

Laurence Bertrand Dorléac enseigne l'histoire de l'art à Sciences-Po.

Ce renouvellement à la tête de la FNSP intervient après l'affaire qui a éclaté début janvier avec les révélations de Camille Kouchner. Dans son livre "La Familia grande", elle a dénoncé les agressions incestueuses qu'aurait imposées son beau-père Olivier Duhamel à son frère jumeau quand il était adolescent, à la fin des années 1980.

Après ces révélations, Olivier Duhamel avait annoncé sa démission de la tête de la FNSP qui chapeaute Sciences Po. L'ex-patron de Renault Louis Schweitzer avait été élu provisoirement à sa place en janvier.

Cette affaire a également coûté son poste à Frédéric Mion, qui a démissionné en février de ses fonctions de directeur de Sciences Po Paris. Celui-ci avait été informé dès 2018 des accusations visant Olivier Duhamel.

Cy.C avec AFP