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Selon Trump, les Etats-Unis pourraient revenir dans l'accord de Paris sur le climat

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- - Jim Watson - AFP

Le président des Etats-Unis a déclaré ce mercredi soir que son pays pourrait finalement revenir parmi les signataires de l'accord de Paris sur le climat. Il en avait pourtant annoncé le départ, mais celui-ci n'est pas encore effectif.

Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi que les Etats-Unis pourraient "en théorie" revenir dans l'accord de Paris sur le climat, tout en ne donnant aucun signe concret qu'il entendait aller dans cette direction à ce stade. Le 1er juin dernier, il avait annoncé le retrait de son pays de cet accord dont il était signataire. 

"Honnêtement, je n'ai pas de problème avec cet accord dans l'absolu mais j'ai un problème avec l'accord qu'ils ont signé", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec la Première ministre norvégienne Erna Solberg. "Car, comme toujours, ils ont conclu en mauvais accord", a-t-il ajouté, en référence à l'administration de son prédécesseur démocrate Barack Obama. "Nous pourrions en théorie y revenir", a encore dit Donald Trump qui, par le passé, a déjà laissé la porte entrouverte à un retour en cas de renégociations sur lesquelles il cependant est toujours resté évasif.

Un retrait qui prendrait de toute façon plusieurs années

Réaffirmant sa conviction selon laquelle l'accord de Paris, tel qu'il "a été signé" par son prédécesseur, était "très injuste pour les Etats-Unis", le président américain a longuement insisté sur son impact économique négatif pour l'Amérique. "Nous sommes un pays riche en gaz, en charbon et en pétrole et en beaucoup d'autres choses", a-t-il souligné. L'accord était "mauvais pour nos entreprises", a-t-il martelé, jugeant que les objectifs des Etats-Unis étaient trop élevés par rapport à ceux de son grand rival chinois.

Selon les termes de l'administration Trump, le retrait, qui prendra plusieurs années avant d'être effectif, aura bien lieu "à moins que le président n'identifie les termes qui soient plus favorables aux entreprises, aux travailleurs et contribuables américains". L'exécutif n'a cependant jamais donner plus de précisions sur cette formulation relativement vague.

R.V. avec AFP