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Gournay-sur-Marne, un village menacé de submersion

Les habitants protègent comme le le peuvent leurs biens, craignant le pire. De son côté, la commune anticipe déjà d'éventuelles évacuations.

L'inquiétude monte en même temps que l'eau à Gournay-sur-Marne, en Seine-Saint-Denis. Le sort du village d'un peu moins de 7000 habitants est suspendu à l'efficacité du mur anti-crue. Encore 27 centimètres et la Marne pourrait sortir de son lit. Car si les difficultés se concentrent en aval de Paris pour la Seine, la Marne gonfle encore. A Gournay, les habitants protègent leurs maisons comme ils le peuvent, avec des barrières improvisées et des pompes anti-inondations. Les trois quarts du village sont menacés.

"Il apparaît que le risque de débordement est une réalité alors que jusqu'à maintenant ce n'était qu'une éventualité. Tous les gens qui habitent et se logent ici savent très bien que c'est possible", avertit le maire Eric Schlegel.

Se préparant au pire, la commune a prévu "l'évacuation potentielle d'à peu près 500 personnes qui habitent sur les rives" de la Marne. Deux gymnases ont déjà été réquisitionnés pour accueillir les potentiels sinistrés. 

La menace risque de perdurer

Une porte-parole de l'organisme de surveillance Vigicrues, Rachel Puechberty indiquait lundi "qu'il n'y aurait pas tout de suite de franche décrue, les niveaux vont rester élevés quelques jours."

Avec l'arrivée prochaine d'une onde de crue venant de la Marne, et des averses attendues en milieu de semaine, "il faudra attendre plus d'une semaine pour attendre des niveaux classiques pour la saison", a-t-elle ajouté.

Au total, 1.500 personnes ont dû quitter leur logement en Ile-de-France, a indiqué dimanche la préfecture de police. 1.500 foyers restaient aussi privés d'électricité, "essentiellement dans l'est" de la région parisienne, selon Enedis, le gestionnaire du réseau.

Les crues qui touchent diverses régions françaises résultent de fortes précipitations sur des sols gorgés d'eau. Les mois de décembre et janvier sont les plus pluvieux depuis le début des relevés en 1900, selon Météo-France.

D. N. avec Anne-Laure Banse, Florent Chevalet et Olivier Boulenc