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Trump persiste dans ses accusations contre Obama, le FBI exige un démenti

Donald Trump persiste dans ses accusations d'écoutes téléphoniques contre Barack Obama. (Photo d'illustration)

Donald Trump persiste dans ses accusations d'écoutes téléphoniques contre Barack Obama. (Photo d'illustration) - AFP

Après avoir accusé Barack Obama de l'avoir mis sur écoute pendant la campagne présidentielle, Donald Trump persiste dans ses critiques. Il souhaite que le Congrès mène ses propres investigations, tandis que le FBI exige un démenti de ses propos.

Le président américain Donald Trump a persisté, dimanche, dans ses accusations explosives d'écoutes téléphoniques dont il aurait été victime de la part de Barack Obama. Le milliardaire a en effet demandé une enquête au Congrès, mais a suscité énormément de scepticisme sur la réalité de ces faits. 

Dans un geste hautement inhabituel, le directeur de la police fédérale, le FBI, a demandé au ministère de la Justice de démentir publiquement ces accusations "soutenues par aucune preuve", selon des informations du New York Times. Le ministère n'a pas accédé à la requête de James Comey, un responsable réputé pour son indépendance.

Le chef du renseignement sous Barack Obama a démenti

Un peu plus tôt, c'est James Clapper, chef du renseignement américain sous Barack Obama, qui avait affirmé qu'"aucune opération d'écoute n'avait été mise en oeuvre" par les organismes sous sa responsabilité (dix-sept agences et entités de renseignement) contre Donald Trump.

Le président américain avait surpris la classe politique samedi, en affirmant, sans fournir d'éléments de preuves, que son prédécesseur avait fait placer sur écoutes, un peu avant les élections de novembre, les lignes téléphoniques de la Trump Tower. C'est là que se trouvent son domicile et ses bureaux à New York.

"Comment le président Obama a-t-il pu tomber assez bas pour mettre mes téléphones sur écoute pendant la période sacrée des élections. C'est Nixon/Watergate", avait lancé sur Twitter Donald Trump depuis la Floride, où il a passé le week-end.

La Maison Blanche demande au Congrès d'enquêter

Donald Trump fait référence au scandale le plus retentissant de l'histoire politique américaine, le Watergate. En 1974, le président républicain Richard Nixon avait été poussé à la démission après la découverte de micros dans les bureaux du parti démocrate.

La Maison Blanche a insisté dimanche sur ces accusations, quoiqu'en termes beaucoup plus mesurés et prudents, et demandé au Congrès de mener des investigations. "Les rapports concernant des enquêtes aux motivations politiques potentielles juste avant l'élection de 2016 sont très inquiétants", a déclaré dans un communiqué Sean Spicer, son porte-parole.

"Le président Donald J. Trump demande que, dans le cadre de leurs enquêtes sur l'activité russe, les commissions sur le renseignement au Congrès exercent leur autorité de supervision pour déterminer si les pouvoirs d'enquête de la branche exécutive ont été outrepassés en 2016", a-t-il ajouté.

La Chambre des représentants souhaite mener des investigations

Messsage reçu par le président républicain de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, Devin Nunes. Celle-ci cherchera "à savoir si le gouvernement avait mené des activités de surveillance sur des responsables ou des représentants de l'équipe de campagne d'un parti politique", a-t-il dit.

Les accusations contre Barack Obama avaient été catégoriquement démenties samedi par son porte-parole. Elles s'appuieraient, selon les médias, sur un reportage du site d'information d'extrême droite Breitbart, dont l'ex-patron est Stephen Bannon, conseiller en stratégie de Donald Trump.

En demandant au Congrès d'élargir ses enquêtes, Donald Trump a lui-même fait le lien avec les affaires russes dans lesquelles il est englué depuis le début de son mandat. 

A.Mi avec AFP