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Suicide du principal accusé du viol d'une étudiante en Inde

V.K. Anand (au centre), l'avocat de Ram Singh, le principal accusé du viol collectif et du meurtre d'une étudiante en médecine en décembre dernier à New Delhi. Ram Singh, jugé avec cinq autres hommes pour cette agression qui avait soulevé une vague d'indi

V.K. Anand (au centre), l'avocat de Ram Singh, le principal accusé du viol collectif et du meurtre d'une étudiante en médecine en décembre dernier à New Delhi. Ram Singh, jugé avec cinq autres hommes pour cette agression qui avait soulevé une vague d'indi - -

NEW DELHI (Reuters) - Le principal accusé du viol collectif et du meurtre d'une étudiante en médecine, agression qui avait soulevé une vague...

NEW DELHI (Reuters) - Le principal accusé du viol collectif et du meurtre d'une étudiante en médecine, agression qui avait soulevé une vague d'indignation contre les violences faites aux femmes en Inde, s'est suicidé dans sa prison de New Delhi, rapportent lundi son avocat et la télévision indienne.

Ram Singh, un des six hommes jugés pour cette affaire, a été retrouvé pendu avec ses propres vêtements dans sa cellule, selon la chaîne CNN-IBN. Son avocat, V.K. Anand, a confirmé le suicide de son client, sans fournir plus de précisions.

Selon la police, les six hommes ont agressé l'étudiante en médecine, qui était âgée de 23 ans, et son ami le 16 décembre dans un bus de New Delhi alors que le couple rentrait du cinéma.

Violée à plusieurs reprises, frappée avec une barre de fer puis jetée hors du bus avec son compagnon, la jeune femme, transférée dans un hôpital de Singapour, est morte deux semaines plus tard.

"Il (Ram Singh) savait qu'il allait mourir de toute façon car le dossier contre lui est très solide", a dit à Reuters le jeune frère de l'étudiante, dont les meurtriers risquent la peine capitale.

"Je ne suis pas ravi par l'annonce de son suicide car je voulais qu'il soit pendu... en public. Ca ne me semble pas juste qu'il ait pu choisir sa mort", a-t-il ajouté.

Le procès de Ram Singh et de quatre de ses coaccusés s'est ouvert le mois dernier. Un sixième homme, reconnu mineur au moment des faits, est jugé séparément par un tribunal pour enfants. Contrairement aux majeurs, il ne risque qu'une peine de trois ans de prison.

Soupçonné d'être l'instigateur de la virée meurtrière, Ram Singh était chauffeur de bus et avait une solide réputation d'alcoolique dans le bidonville dont il était originaire.

John Chalmers, Tangi Salaün pour le service français