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Série d'attentats anti-chiites à Bagdad, au moins 40 morts

Fumée s'élevant de Bagdad après un attentat à la bombe dans le centre de la capitale irakienne. Une dizaine d'explosions ont frappé jeudi des quartiers chiites de Bagdad, faisant au moins 40 morts et 149 blessés. /Photo prise le 22 décembre 2011/REUTERS/M

Fumée s'élevant de Bagdad après un attentat à la bombe dans le centre de la capitale irakienne. Une dizaine d'explosions ont frappé jeudi des quartiers chiites de Bagdad, faisant au moins 40 morts et 149 blessés. /Photo prise le 22 décembre 2011/REUTERS/M - -

BAGDAD (Reuters) - Une dizaine d'explosions ont frappé jeudi des quartiers chiites de Bagdad, faisant au moins 40 morts et 149 blessés, a annoncé le...

BAGDAD (Reuters) - Une dizaine d'explosions ont frappé jeudi des quartiers chiites de Bagdad, faisant au moins 40 morts et 149 blessés, a annoncé le porte-parole du ministère de la Santé.

Cette attaque coordonnée contre la communauté chiite signale un regain de tension en pleine crise entre chiites et sunnites au sommet de l'Etat.

Des mines ont explosé dans la matinée dans les quartiers d'Amil, Alaoui, Karrada, Chaab et Choula. Une voiture piégée a également explosé à Doura, quartier chiite du sud de Bagdad.

"J'ai vu que les vitres étaient explosées, il y avait du verre partout. Les enfants sont effrayés et crient", a dit Raghad Khalid, professeur d'une école maternelle proche du lieu de l'explosion de Karrada.

C'est dans ce quartier commerçant que le bilan semblait le plus lourd, s'élevant à 18 morts et 44 blessés selon une source hospitalière.

Les dernières attaques coordonnées en Irak remontaient au mois dernier. En octobre, des attentats dans une rue commerçante de Bagdad avaient fait 30 morts et de très nombreux blessés.

Les autorités irakiennes sont aux prises avec l'insurrection de sunnites liés à Al Qaïda et de milices chiites, que Washington dit soutenues par l'Iran.

Le gouvernement multiconfessionnel irakien est plongé dans sa pire crise depuis sa formation il y a un an, quelques jours après le départ des troupes américaines.

La minorité sunnite, dont était membre le dictateur Saddam Hussein, se sent marginalisée depuis l'arrivée au pouvoir de la majorité chiite dans la foulée de l'invasion américaine de 2003.

Kareem Raheem et Asil Kami, Gregory Schwartz et Clément Guillou pour le service français