BFMTV

Russie: 18 morts après avoir consommé de l'alcool frelaté

Des bouteilles d'alcool - Image d'illustration

Des bouteilles d'alcool - Image d'illustration - MARIJAN MURAT - AFP

Il s'agit de la deuxième affaire du même type depuis le début du mois d'octobre dans le pays.

Ekaterinbourg a été le théâtre d'une hécatombe ces dernières semaines. Les autorités russes ont ouvert une enquête samedi après la mort de 18 personnes dans cette vilel de l'Oural après avoir consommé de l'alcool frelaté, deuxième drame d'une telle gravité en moins de deux semaines dans le pays.

Selon le Comité d'enquête, chargé des principales affaires criminelles, "plusieurs personnes ont vendu aux citoyens un liquide alcoolisé (alcool méthylique) qui était dangereux pour la vie et la santé" au cours des deux dernières semaines.

"Suite à l'ingestion de ce liquide, 18 personnes sont mortes", a-t-il précisé dans un communiqué, ajoutant que deux personnes avaient été arrêtées.

Une enquête pour "vente de produits ne répondant pas aux normes et ayant entraîné la mort par négligence", crime passible de 10 ans de prison, a été ouverte.

Fléau russe

Début octobre, au moins 36 personnes sont mortes dans la région d'Orenbourg après avoir bu de l'alcool frelaté contenant du méthanol, produit hautement toxique.

Les incidents mortels liés à la consommation d'alcool frelaté ou de produits de substitution toxiques ne sont pas rares en Russie, un pays où 21 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

Le prix de la vodka vendue dans le commerce peut être prohibitif pour des millions de Russes démunis, notamment en province où le niveau de vie est très faible.

Faute de moyen, les plus pauvres vont jusqu'à se tourner vers des cosmétiques, produits d'entretien ou antigel de voiture pour s'alcooliser.

En 2016, plus de 60 personnes avaient trouvé la mort à Irkoutsk en Sibérie après avoir ingéré une huile de bain imitant une marque connue d'essence d'aubépine et où l'éthanol avait été remplacé par du méthanol toxique. Les autorités russes avaient durci la législation après cet incident.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier avec AFP Journaliste BFMTV