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Paris s'inquiète de la résurgence de Daesh en Irak et en Syrie

Florence Parly, ministre des Armées

Florence Parly, ministre des Armées - Thomas Samson - AFP

Ces déclarations interviennent alors que l'administration sortante du président américain Donald Trump a annoncé sa volonté de retirer 500 soldats mi-janvier pour n'en laisser que 2500 en Irak.

L'organisation terroriste Daesh serait-elle capable d'être à nouveau une menace concrète pour l'Occident? La ministre française des Armées Florence Parly s'est inquiétée ce dimanche de la "résurgence" du groupe jihadiste en Irak et en Syrie, contre lequel les militaires français restent mobilisés au sein d'une coalition internationale conduite par Washington.

"La France considère que Daesh est toujours présent. On peut même parler d'une forme de résurgence de Daesh en Syrie et en Irak", a-t-elle souligné dans l'émission Questions politiques sur France Inter et France Info, en partenariat avec Le Monde.

Retrait américain

Ces déclarations interviennent alors que l'administration sortante du président américain Donald Trump a annoncé sa volonté de retirer 500 soldats mi-janvier pour n'en laisser que 2500 en Irak. La quasi-totalité des troupes des autres États membres de la coalition anti-Daech ont quitté le pays au début de la pandémie de coronavirus.

"Depuis la chute de Baghouz, dans la moyenne vallée de l'Euphrate où était concentré le dernier bastion de l'EI, on peut constater que Daech reprend des forces en Syrie", a affirmé Florence Parly.

Le groupe jihadiste y a revendiqué une attaque dans laquelle 39 militaires du régime ont été tués le 30 décembre, a fait valoir la ministre française.

1100 morts depuis mars 2019

L'organisation, qui a revendiqué de multiples attentats sur le sol européen ces dernières années, "se reconstitue également en Irak. Donc Daech n'est pas éradiqué au Levant. C'est la raison pour laquelle nous y sommes toujours, à travers des actions de formation et à travers notre chasse", avec quatre Rafale engagés dans la coalition internationale dirigée par les États-Unis, a affirmé la ministre des Armées.

Daech s'était emparé de larges pans du territoire syrien et irakien à partir de 2014. Malgré sa mise en déroute en Syrie en mars 2019 avec la chute de son "califat", l'organisation continue de lancer des attaques meurtrières en Syrie, notamment dans le vaste désert de la Badiya qui s'étend de la province centrale de Homs jusqu'à celle de Deir Ezzor, à la frontière avec l'Irak.

Depuis la chute de Baghouz en mars 2019, les attaques menées par Daech ont fait plus de 1100 morts parmi les combattants prorégime, dont des soldats et membres de groupes paramilitaires étrangers.

Par JP avec AFP