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Ouverture d'un téléphone rouge entre les deux Corées

Kim Jong-un avait ordonné le rétablissement d'un téléphone rouge entre les deux Corées en janvier dernier.

Kim Jong-un avait ordonné le rétablissement d'un téléphone rouge entre les deux Corées en janvier dernier. - AFP

Les deux Corées ont annoncé ce vendredi l'ouverture d'un téléphone rouge entre Kim Jong-un et Moon Jae-in. Le président nord-coréen avait ordonné son rétablissement en janvier dernier.

Les deux Corées ont ouvert ce vendredi un téléphone rouge entre leurs dirigeants, a annoncé Séoul à une semaine d'un sommet entre le Sud-Coréen Moon Jae-in et le Nord-Coréen Kim Jong Un dans la Zone démilitarisée qui divise la péninsule.

Connexion historique

Cette ligne relie la Maison bleue, la présidence sud-coréenne à Séoul, et le bureau à Pyongyang de la Commission nord-coréenne des Affaires d'Etat, présidée par le dirigeant nord-coréen, une de ses fonctions les plus importantes.

"La connexion historique entre les dirigeants des deux Corées vient tout juste d'être établie", a déclaré Yoon Kun-young, haut responsable de la Maison Bleue. Une conversation test entre opérateurs a duré quatre minutes et 19 secondes.

Sommet entre les deux Corées 

Le sommet entre Kim Jong-un et le président sud-coréen sera le point d'orgue de l'effervescence diplomatique qui s'est emparée de la région depuis les jeux Olympiques d'hiver organisés au Sud. Il sera aussi le prélude d'un sommet historique très attendu entre le président nord-coréen et le président américain Donald Trump.

Les dirigeants des deux Corées se retrouveront du côté sud de la DMZ. Il s'agira du troisième sommet seulement depuis la fin de la guerre de Corée (1950-53). Celle-ci s'est achevée sur un armistice plutôt qu'un traité de paix si bien que les deux parties sont toujours techniquement en conflit.

La "bénédiction" de Trump

Moon Jae-in a déclaré jeudi qu'il souhaitait que la fin de la guerre soit déclaré officiellement en prélude à la conclusion d'un traité.

Le président Trump a fait savoir qu'il donnait sa "bénédiction" aux deux parties pour négocier un tel accord. 

M. F. avec AFP