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Syrie: les otages français seraient à Alep et "en bonne santé"

Une soirée de solidarité envers les quatre journalistes français toujours détenus en Syrie était organisée lundi 6 janvier à la Maison de Radio France.

Une soirée de solidarité envers les quatre journalistes français toujours détenus en Syrie était organisée lundi 6 janvier à la Maison de Radio France. - -

Didier François, Edouard Elias, Nicolas Henin et Pierre Torres, les quatre journalistes français enlevés en Syrie, sont sains et saufs. Mais les preneurs d'otages ne semblent nullement enclins à négocier.

Les otages français en Syrie sont en vie et en "bonne santé". Peter Bouckaert, président de Human Rights Watch cité par Le Monde, l'a assuré lundi lors d'une soirée de solidarité organisée la maison de Radio France à Paris. Ceux qui les retiennent en Syrie depuis 213 jours pour Didier François (grand reporter à Europe 1) et Edouard Elias (photographe), et depuis 197 jours en ce qui concerne Nicolas Hénin (Le Point, Arte) et Pierre Torres (photographe indépendant) sont parfaitement connus.

"Les quatre journalistes sont entre les mains de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL)", a aussi précisé Peter Bouckaert.

Malmené à Rakka, son fief qu'il peine à conserver, ce groupe de djihadistes anti-chrétien et anti-chiite subit depuis vendredi les assauts de l'Armée syrienne libre et d'islamistes plus modérés. Il a d'ailleurs libéré récemment une cinquantaine de prisonniers, tous de nationalité syrienne.

Les otages serviraient de "boucliers humains"

Selon certaines sources, toujours évoquées par Le Monde, les otages occidentaux seraient regroupés à Alep, en compagnie d'autres otages syriens. Les témoignages indirects de vie qui filtrent au fil des libérations permettent, selon Peter Bouckarert, d'affirmer qu'ils sont "en bonne santé".

Mauvaise nouvelle, Peter Bouckaert affirme que le groupe qui détient ces otages "ne veut pas négocier" une possible libération. Pire, ajoute-t-il, l'EIL "retient ces gens [les étrangers] en otages pour s'en servir comme boucliers humains". "Nous sommes face à la pire crise des otages depuis la guerre du Liban, conclut le président d'Human Rights Watch.

D. N.