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Syrie : les civils s'exilent et les rebelles reprennent un point stratégique

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En Syrie, les rebelles ont pris un poste de contrôle clé leur permettant d'acheminer des renforts et des munitions à Alep, ville devenue champ de bataille entre les insurgés et les forces du régime.

Face à l'escalade du conflit, la France, qui prend la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU en août, va demander d'ici la fin de la semaine une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères de cette instance.

Le président américain Barack Obama et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan sont convenus de "coordonner leurs efforts afin d'accélérer la transition politique en Syrie, avec un départ de Bachar al-Assad", lors d'un entretien téléphonique.

Les rebelles ont pris un important poste de contrôle à Anadane

L'armée mène depuis samedi une offensive pour déloger les insurgés retranchés à Alep, deuxième ville et poumon économique du pays. Mais les rebelles de l'Armée libre syrienne ont pris un important poste de contrôle à Anadane, ce qui leur permet désormais de relier la métropole du nord à la frontière turque, 45 km plus loin, selon un journaliste de l'AFP. "Le poste de contrôle d'Anadane, à cinq km au nord-ouest d'Alep, a été pris à 5h (2h GMT) après dix heures de combats", a affirmé sur place le général rebelle Ferzat Abdel Nasser, faisant état de six soldats et quatre rebelles tués ainsi que de 25 militaires faits prisonniers.

Quelque 200.000 personnes exilées sur les routes en deux jours

Les bombardements contre cette ville de 2,5 millions d'habitants et ses environs ont jeté en deux jours quelque 200.000 personnes sur les routes, selon l'ONU, qui a demandé que les organisations humanitaires puissent "accéder en sécurité" à Alep.

L'ONG française Médecins du Monde a aussi appelé les belligérants à respecter les règles de droit en période de guerre, les accusant de ne pas protéger civils et blessés, d'empêcher les médecins de travailler et de bombarder les hôpitaux.