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Syrie: l'opposition participera à la conférence de paix de Genève II

L'opposition syrienne réunie à Istanbul a décidé de participer à la conférence de Genève II

L'opposition syrienne réunie à Istanbul a décidé de participer à la conférence de Genève II - -

Ce vote a sanctionné plusieurs heures de vives discussions entre les membres de l'opposition modérée au président syrien Bachar al-Assad réunie à Istanbul.

Le Secrétaire d'Etat américain avait appelé ce choix de ses voeux. Il a été exaucé: la Coalition de l'opposition syrienne s'est prononcée samedi à Istanbul pour l'envoi d'une délégation la semaine prochaine à la conférence de paix dite de Genève II, a-t-on appris auprès de la Coalition.

Lors de ce vote à bulletins secrets, 58 membres de la Coalition ont voté oui à cette participation, 14 ont voté non, 2 se sont abstenus et 1 a voté blanc, selon les résultats officiels.

Ce vote a sanctionné plusieurs heures de vives discussions entre les membres de l'opposition modérée au président syrien Bachar al-Assad, réunis depuis la mi-journée à huis clos dans un hôtel de la lointaine banlieue d'Istanbul.

Un "choix courageux" pour Paris

La Coalition était très divisée sur l'opportunité de s'asseoir à la table des négociations avec les représentants du régime de Damas, ainsi que l'y poussent depuis plusieurs semaines ses parrains occidentaux et arabes.

Dans un communiqué, Paris a salué "un choix courageux". "En dépit des provocations et des exactions du régime", ce choix "est celui de la recherche de la paix", a écrit le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. "La France mettra tout en oeuvre pour que la Conférence de Genève puisse déboucher sur la mise en place d'un gouvernement de transition, doté des pleins pouvoirs exécutifs", conclut-il.

Organisée par les Etats-Unis et la Russie sous la supervision de l'ONU, la conférence dite de Genève II, qui doit débuter mercredi à Montreux (Suisse), doit permettre de mettre fin à la guerre civile en Syrie, qui a fait plus de 130.000 morts et des millions de réfugiés et déplacés depuis mars 2011.

S.A. avec AFP