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Syrie: 90 chrétiens enlevés par l'Etat islamique au nord-est du pays

Capture d'écran d'une vidéo mise en ligne par l'Etat islamique, montrant des jihadistes paradant sur des pick-up. (photo d'illustration)

Capture d'écran d'une vidéo mise en ligne par l'Etat islamique, montrant des jihadistes paradant sur des pick-up. (photo d'illustration) - IS Raqqa - AFP

Des membres du groupe Etat islamique ont enlevé 90 habitants de villages chrétiens situés dans le nord-est de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme, ce mardi.

Des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont attaqué deux villages chrétiens sous contrôle des forces kurdes dans la région de Hassaké et ont enlevé 90 habitants, a affirmé ce mardi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Lundi, l'EI a attaqué Tal Chamirane et Tal Hermouz, deux villages assyriens de la province de Hassaké (nord-est de la Syrie) et ont enlevé 90 habitants", a indiqué le directeur de cette ONG Rami Abdel Rahmane. L'ONG n'a pas été en mesure d'indiquer où ont été conduits les otages.

Offensive des combattants kurdes-syriens

La province de Hassaké se divise entre les forces kurdes et les jihadistes de l'EI avec une présence de l'armée loyaliste dans la ville éponyme.

Cependant, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la principale milice kurde syrienne, mènent l'offensive dans la région et se sont emparées 24 villages et hameaux avec pour objectif de prendre la localité de Tal Hamis, aujourd'hui aux mains des jihadistes et visée par des raids de la coalition, conduite par les Etats-Unis, qui ont tué 14 membres de l'EI.

L'YPG a également lancé une offensive dans la province de Raqqa, fief de l'EI plus à l'ouest, et s'est emparé de 19 villages après avoir réussi à repousser les jihadistes de la ville frontalière de Kobané et des environs. Les Assyriens, sont les chrétiens nestoriens, un courant du christianisme condamné par le Concile d'Éphèse en 431 en raison de divergences sur la nature du Christ. Ils sont aussi très présents en Irak.

A.S. avec AFP