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Syrie: 13 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire

Daraa, ville dans le sud de la Syrie

Daraa, ville dans le sud de la Syrie - Mohamad ABAZEED / AFP

Depuis 2011, 330.000 personnes sont mortes dans le conflit syrien. Sur 13 millions de personnes, 40% sont des enfants dans le besoin.

Plus de 13 millions de personnes, dont près de la moitié d'enfants, ont besoin d'aide humanitaire en Syrie, malgré un relatif recul des violences dans ce pays ravagé par plus de six années de guerre, a prévenu mardi l'ONU.

Le conflit qui déchire la Syrie depuis 2011 a coûté la vie à plus de 330.000 personnes et jeté sur les routes des millions d'habitants.

Septième année de crise

"Alors que la crise entre dans sa septième année, l'ampleur, la gravité et la complexité des besoins à travers la Syrie restent écrasants", souligne dans un rapport le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). Quelque 13,1 millions de personnes, soit sept habitants sur dix en Syrie, ont besoin d'assistance humanitaire", d'après le rapport qui précise que pour près de la moitié d'entre elles, ce besoin a atteint un seuil "critique".

Les enfants, 40% des personnes dans le besoin

Les enfants représentent 40% des personnes dans le besoin, souligne par ailleurs l'ONU. Les parrains internationaux des belligérants en Syrie ont annoncé en mai l'instauration de quatre zones de désescalade dans plusieurs régions de Syrie où des trêves dans les combats sont en principe observées.

En 2017, plus de 721.000 personnes, dont 66.000 réfugiés, sont rentrées chez elles.

"Il y a eu une baisse des violences (...), en particulier là où les zones de désescalade ont été instaurées", reconnaît l'ONU qui souligne toutefois que l'impact pour les civils a été "mitigé".

Le rapport évoque une intensification des violences ces dernières semaines, notamment dans la Ghouta orientale. Cette zone rebelle à l'est de Damas, assiégé depuis 2013, a été la cible de bombardements meurtriers du régime qui ont fait des dizaines de morts depuis une semaine.

Les habitants dans ce secteur, qui connaît de graves pénuries de nourriture et de médicaments, risquent de "rester privés d'aide humanitaire régulière", prévient l'ONU.

S.Z avec AFP