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L’archevêque d’Alep appelle les Syriens à ne pas fuir le pays

L'archevêque d'Alep, Jean-Clément Jeanbart craint que la Syrie "se vide".

L'archevêque d'Alep, Jean-Clément Jeanbart craint que la Syrie "se vide". - BFMTV

L'archevêque d'Alep regrette que la Syrie "se vide", alors que des millions de personnes ont déjà quitté le pays à cause de la guerre.

"Il y aura un avenir s’il y a un peu de paix". En France pour "la Nuit des témoins" en soutien aux chrétiens d'Orient, Monseigneur Jean-Clément Jeanbart archevêque d’Alep, espère que les négociations de paix qui s’ouvrent à Genève sur la Syrie aboutiront. Depuis cinq ans, au moins quatre millions de personnes ont fuit ce pays, peuplé de plus de 20 millions d'habitants avant la guerre. Une situation que déplore l’homme d’église. 

"A cause du terrorisme, il y a eu cette invasion incroyable de réfugiés en Europe, puis dernièrement au Canada qui transporte des centaines, voire des milliers de personnes vers le Canada. Cela nous met dans une situation de peur et de crainte que le pays se vide", regrette-t-il sur BFMTV.

"Alep en a vu d'autres"

Les habitants d’Alep "sont continuellement harcelés par les bombes". Mais Jean-Clément Jeanbart croit en la capacité du pays de sortir de la guerre. "C’est un pays très riche. Alep a 8.000 ans d’âge et en a vu d’autres. C’est une ville qui est industrielle, une ville où les gens aiment travailler. Avant la guerre, Alep faisait travailler 1,2 million d'ouvriers dans les usines", explique-t-il. Il salue le fait que le régime de Bachar al-Assad soit associé aux négociations de paix, "au moins nous pouvons espérer avoir un Etat laïc, un Etat pluraliste, un Etat où l’on peut avoir une citoyenneté égale", espère-t-il.

Depuis le début du conflit, au moins 260.000 personnes sont mortes en Syrie.

C. B