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Alep risque de devenir un "gigantesque cimetière", prévient l'ONU

Des hommes syriens évacuant un corps après des bombardements sur Alep, le 29 avril 2016. -

Des hommes syriens évacuant un corps après des bombardements sur Alep, le 29 avril 2016. - - Ameer Alhalbi - AFP

Un responsable de l'ONU a averti mercredi du risque de voir la ville syrienne d'Alep se transformer en un "gigantesque cimetière", après la fuite de 50.000 personnes de quartiers rebelles assiégés, terrifiées par les combats et les bombardements menés par le régime.

Impuissance de la communauté internationale

Alors que la principale coalition de l'opposition syrienne a réclamé à l'ONU des "mesures immédiates" pour protéger les civils d'Alep-Est, une réunion d'urgence du Conseil de sécurité s'est achevée sans résultat, nouvelle preuve de l'impuissance de la communauté internationale face au conflit syrien.

"Nous supplions (...) les parties (en conflit) (...) de faire tout leur possible pour protéger les civils et pour permettre l'accès à la partie assiégée d'Alep-Est avant qu'elle ne devienne un gigantesque cimetière", a déclaré le patron des opérations humanitaires de l'ONU Stephen O'Brien, s'adressant depuis Londres au Conseil de sécurité.

Près de la moitié d'Alep-Est aux mains du régime

Des camions d'aide humanitaire sont prêts à entrer à Alep-Est, a-t-il souligné, appelant le gouvernement syrien à autoriser un tel déploiement "en toute sécurité".

Soutenues par des bombardements intensifs, les forces du régime de Bachar al-Assad ont lancé le 15 novembre une offensive à Alep-Est en vue de reprendre cette partie de la ville aux mains des rebelles. Depuis le début de cette offensive, 300 civils sont morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Elle ont depuis conquis près de 40% d'Alep-Est, selon l'OSDH. Et elles poursuivent notamment leur avancée dans le quartier de Cheikh Saïd (sud-est), a indiqué l'agence officielle Sana.

M.L. avec AFP