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Qatar et banlieue : "c’est normal qu’ils acceptent cet argent"

L'émir du Qatar en compagnie de François Hollande, le 22 août 2012, à l'Elysée

L'émir du Qatar en compagnie de François Hollande, le 22 août 2012, à l'Elysée - -

L'annonce de la participation du Qatar, à hauteur de 50 millions d'euros, dans un fonds d'aide aux entrepreneurs de banlieue suscite de vives réactions. Un débat sur le sujet était organisé sur l'antenne de BFMTV lundi soir.

Le Qatar va aider les banlieues françaises à se développer en contribuant à hauteur de 50 millions d'euros, sur un total de 100, à un fonds approuvé par François Hollande et le nouveau gouvernement socialiste.

Pour répondre au thème, "Banlieue, le pari qatari", BFMTV a convié quatre personnes à livrer leur analyse de la situation :

Karim Sader, politologue, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique : "Cela correspond à une stratégie diplomatique du Qatar. L'émirat cherche à accroître sa visibilité internationale, c’est surtout une manière de se protéger en construisant son prestige et en développant ses soutiens à travers le monde."

Patrick Lozes, ancien président du Cran, président d' "Allez la France" : "C’est une bonne chose pour les banlieues, quand le Qatar investi dans Lagardère ou dans EADS on ne parle ni du religieux, ni d’islamisation. [...] On ne propose rien aux entrepreneurs de banlieue, c’est normal qu’ils acceptent cet argent."

Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la République : "J'atais déjà contre lorsque les Etats-Unis investissait en France. Ca s’apparente à de la prostitution, c’est une ingérence, je suis absolument contre. [...] Certains républicains de gauche également."

Leila Leghmara, vice-présidente de l’association Nationale des Elus Locaux pour la Diversité (ANELD) : "Ce que je trouve regrettable c’est que l’on montre immédiatement le Qatar sous le prisme religieux."

S.A. - BFMTV