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Le Hamas appelle à une "nouvelle intifada" après l'annonce de Trump sur Jérusalem.

Le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, le 12 octobre 2017

Le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, le 12 octobre 2017 - MOHAMMED ABED / AFP

Le chef du Hamas et le président de l'Autorité palestienne se mettent d'accord pour appeler les Palestiniens à se révolter contre l'annonce de Donald Trump.

Le mouvement islamiste Hamas a appelé ce jeudi à un nouveau soulèvement populaire palestinien après la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël.

"On ne peut faire face à la politique sioniste soutenue par les États-Unis qu'en lançant une nouvelle intifada", a déclaré le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans un discours prononcé depuis la bande de Gaza.

Les Palestiniens ont déjà mené deux intifadas contre les Israéliens: en 1987 et en 2000. Une dernière Intifada nommée "Intifada des couteaux" a eu lieu partir de la fin de 2015, désignant des attaques aux couteaux aléatoires. "Intifada", est un terme arabe signifiant "soulèvement". Dans le conflit israélo-palestinien, ce terme désigne les palestiniens se révoltant contre ce qu'ils considèrent comme une occupation israélienne. 

"Une nouvelle Intifada"

L'Iran a dénoncé ce mercredi la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, avertissant que cela risquait de provoquer "une nouvelle Intifada". En Cisjordanie, territoire occupé depuis cinquante ans, les Palestiniens ont prévu ce jeudi un rassemblement à Ramallah. Le mouvement islamiste palestinien Hamas avait déclaré dans un premier temps que cette annonce ouvrait "les portes de l'enfer" pour les intérêts américains dans la région. 

Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, a dénoncé des choix "déplorables", jugeant que Washington ne pouvait plus jouer son rôle de médiateur de paix avec les Israéliens. Ismail Haniyeh et Mahmoud Abbas appellent donc les Palestiniens à manifester contre cette décision américaine. La mesure de la mobilisation populaire sera, comme d’habitude, le vendredi, après la grande prière hebdomadaire.

S.Z avec AFP