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Gaza: quelles compagnies suspendent leurs vols vers Tel Aviv?

Air France est l'une des nombreuses compagnies à avoir décidé de suspendre ses vols vers Israël, le 22 juillet 2014.

Air France est l'une des nombreuses compagnies à avoir décidé de suspendre ses vols vers Israël, le 22 juillet 2014. - -

Depuis mardi soir, plusieurs compagnies aériennes ont annoncé qu'elles suspendaient leurs vols vers Israël. Une décision motivée par l'intensité du conflit, après qu'un tir de roquette de Gaza a atteint une localité proche de l'aéroport international Ben Gourion de Tel Aviv.

Les hostilités entre le Hamas et Israël, qui ont fait au moins 639 morts côté palestinien et 31 côté israélien depuis le 8 juillet, ne connaissaient aucun répit mercredi malgré l'appel ferme de Ban Ki-moon à "arrêter de combattre". Résultat: plusieurs s grandes compagnies aériennes ont décidé d'annuler leurs vols vers Tel Aviv pour des raisons de sécurité. BFMTV.com fait le point.

> En Europe

• Une "recommandation" à toutes les compagnies européennes. L'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a indiqué qu'elle allait recommander à l'ensemble des compagnies européennes, au plus tard mercredi, de ne plus desservir Israël. Nombre de compagnies n'ont toutefois pas attendu les directives officielles pour agir:

• Air France: la compagnie a indiqué mardi avoir annulé ses vols vers et depuis Tel Aviv "jusqu'à nouvel ordre". La Lufthansa a dit faire de même pour une durée de 72 heures, "pour la sécurité des passagers et des équipages".

• EasyJet "suspend ses services à destination et en provenance de tel Aviv pour 24 heures", selon un communiqué suspend. "Après cela EasyJet decidera quotiodiennement de reprendre ou non ses services vers et depuis Israël", a-t-elle ajouté.

• KLM Royal Dutch Airlines a également suspendu ses services, évoquant des "raisons de sécurité". 

• Lufthansa: le groupe aérien allemand a annoncé mardi suspendre ses vers Tel Aviv pour 36 heures en raison "de la situation instable" qui règne à l'aéroport Ben Gourion. Cette décision concerne tous les vols de Lufthansa et de ses filiales Germanwings, Austrian Airlines et Swiss.

• Alitalia: la compagnie italienne a également annulé ses vols vers Tel Aviv mardi et repoussé ceux prévus mercredi matin à mercredi soir.

• Iberia: la compagnie espagnole a expliqué avoir annulé son vol de mardi soir pour Tel-Aviv, assurant qu'elle réévaluerait la situation mercredi matin. Iberia opère deux vols Madrid-Tel Aviv par jour.

• Aegean Airlines: la compagnie grecque a annoncé sur Twitter qu'elle annulait son vol prévu mercredi à 6h entre Athènes et Tel Aviv, sans spécifier la raison et en annonçant "de prochaines informations concernant les autres vols".

• Brussels Airlines a suspendu un vol mardi soir et trois autres prévus mercredi. "On est en train de suivre la situation sur place et on va réévaluer la situation demain", selon un porte-parole.

• British Airways a en revanche maintenu ses vols.

> Aux Etats-Unis et au Canada

• Toutes les compagnies américaines concernées. L'Agence fédérale de l'aviation (FAA) a interdit mardi aux avions des compagnies aériennes américaines de voler vers ou depuis Israël pour une durée de 24 heures.

Avant même la diffusion de la note officielle de la FAA, Delta, US Airways et United Airlines avaient déjà annulé plusieurs vols vers et depuis l'aéroport Ben-Gourion. Mercredi, US Airways a annoncé avoir l'intention de reprendre ses vols vers l'aéroport de Tel Aviv dès jeudi.

Delta a même dérouté un de ses avions en vol, qui était presque arrivé vers Tel Aviv: son Boeing 747 parti de l'aéroport JFK de New York avec 290 personnes à bord a ainsi fait demi-tour et a été redirigé vers l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle.

• Pour une durée indéterminée. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en déplacement au Caire pour tenter d'arracher un cessez-le feu dans la bande de Gaza, a ajouté que les Etats-Unis décideraient du maintien ou non de cette interdiction d'ici 24 heures.

• Air Canada a pour sa part annulé ses vols vers et depuis Tel Aviv, disant surveiller de près la situation.

Sandrine Cochard avec AFP