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L'armée française quitte la région la plus dangereuse d'Afghanistan

Les soldats français ont quitté la Kapisa mardi martin (photo d'illustration)

Les soldats français ont quitté la Kapisa mardi martin (photo d'illustration) - -

L'armée française a quitté mardi matin la Kapisa, province d'Afghanistan où elle a perdu 54 soldats depuis 2001.

L'armée française a quitté mardi la Kapisa, dernière province d'Afghanistan où elle combattait et celle où elle a perdu le plus de soldats, dans le cadre de son retrait accéléré du pays.

Les 400 derniers militaires français déployés dans cette province instable située au nord-est de la capitale afghane ont commencé dans la matinée à partir en convoi pour Kaboul, la capitale, au terme d'une cérémonie d'adieux sur place.

Sur les quelque 2.200 soldats français présents en Afghanistan aujourd'hui, environ 700 rentreront dans leurs casernes de France d'ici à la fin de l'année, selon une source militaire, et un millier d'entre eux partiront de Kaboul d'ici à l'été 2013. Les autres resteront pour un nombre d'années à déterminer dans le cadre de programmes de formation et de coopération.

Un territoire apaisé ?

Entamée en 2008, la mission en Kapisa, province très infiltrée par les rebelles talibans et du Hezb-e-Islami, était considérée comme la plus difficile pour les Français en Afghanistan depuis leur arrivée dans le pays à la fin 2001. Les affrontements avec les insurgés s'y sont multipliés. 54 des 88 soldats français morts dans le pays depuis 2001 ont péri dans cette région.

Optimiste sur les capacités des troupes afghanes à contenir la rébellion dans cette région stratégique, l'encadrement militaire français dit laisser derrière lui un territoire relativement apaisé. Aucun chiffre n'a toutefois été avancé pour valider cette thèse et les incidents n'ont pas cessé.

Malgré onze années de combats aux côtés des quelque 350.000 soldats et policiers afghans, la coalition n'a jamais pu se défaire de l'insurrection menée par les talibans qu'elle avait chassés du pouvoir, faisant craindre à certains une guerre civile après le départ de l'Otan fin 2014, alors que d'autres évoquent un possible retour au pouvoir des talibans.

A.G. avec AFP