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Michael Bloomberg renonce à la présidentielle américaine de 2020

L'ancien maire de New York, Michael Bloomberg, le 22 mars 2018 à Bruxelles

L'ancien maire de New York, Michael Bloomberg, le 22 mars 2018 à Bruxelles - Ludovic MARIN, AFP/Archives

C'est la deuxième fois que Michael Bloomberg renonce à la course à la Maison Blanche.

Michael Bloomberg ne sera probablement jamais candidat à la présidence des Etats-Unis: après moult hésitations, l'ex-maire de New York a annoncé mardi renoncer à se lancer dans la mêlée pour l'investiture démocrate, qui compte déjà 14 prétendants.

"Je crois que je battrai Donald Trump lors d'une élection nationale", a indiqué dans une déclaration Michael Bloomberg, 77 ans, classé 9e homme le plus riche du monde par le magazine Forbes.
"Mais je mesure aussi clairement la difficulté de remporter l'investiture démocrate, déjà très disputée", a-t-il ajouté.

"Le choix devant moi était clair", a encore expliqué celui qui dirigea 12 ans durant la capitale financière américaine. "Devrais-je passer les deux prochaines années à parler de mes idées et de ce que j'ai fait, sachant que peut-être je n'emporterai jamais l'investiture démocrate? Ou passer les deux prochaines années à continuer le travail que je mène et que je finance déjà, dont je sais qu'il peut produire de véritables résultats, bénéfiques pour le pays?".

"Je me rends compte que je préfère faire plutôt que parler. Et j'ai conclu que la meilleure façon pour moi d'aider le pays est de me retrousser les manches et de continuer à travailler", a-t-il ajouté, en annonçant une nouvelle initiative, "Beyond Carbon" pour convertir l'Amérique aux énergies propres.

Trump "complètement dépassé"

C'est la deuxième fois que Michael Bloomberg renonce à la course à la Maison Blanche. Il avait déjà envisagé de se présenter comme indépendant lors de la campagne présidentielle 2016, avant d'abandonner de peur de diviser les démocrates.

Depuis l'élection de Donald Trump, qu'il juge "incompétent" et "complètement dépassé", lui qui avait toujours soutenu des candidats tant démocrates que républicains, s'était raccroché fermement au camp démocrate.

Mais après avoir sillonné les Etats-Unis, ce modéré a reculé, sans doute aussi en raison du vent de gauche qui souffle sur ce parti.

Beaucoup de démocrates appellent désormais, comme Bernie Sanders, à rejeter Wall Street et défendent des mesures qui passaient autrefois pour radicales aux Etats-Unis, comme une couverture santé pour tous ou des universités gratuites.

Des propositions que Michael Bloomberg, dont la fortune est estimée à 55,6 milliards de dollars par Forbes, a jugées "irréalistes".

Il a d'ailleurs averti mardi l'aile gauche du parti: "Il est essentiel que nous désignions un Démocrate qui soit dans la meilleure position pour battre Trump et ressouder notre pays", a-t-il déclaré. "Nous ne pouvons pas laisser le processus des primaires entraîner le parti vers des extrêmes qui diminueraient nos chances."

Avec AFP