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Londres: deux arrestations après le survol de l'aéroport de Gatwick par des drones

Des policiers  l'aéroport de Gatwick le 21 décembre

Des policiers l'aéroport de Gatwick le 21 décembre - Ben STANSALL / AFP

La police considère l'incident comme un acte "délibéré" et considère comme "une possibilité" qu'un défenseur de l'environnement puisse être à l'origine de l'attaque.

Deux personnes ont été arrêtées vendredi soir dans le cadre de l'enquête sur de mystérieux drones qui ont perturbé depuis mercredi le trafic à l'aéroport londonien de Gatwick et affecté 120.000 voyageurs, peu avant Noël. 

Dans le cadre des investigations sur l'usage criminel de drones qui ont sérieusement perturbé des vols au décollage et à l'atterrissage à l'aéroport de Gatwick, la police du Sussex a procédé à deux arrestations à 22h00 (locales et GMT) le 21 décembre", a déclaré dans la nuit de vendredi à samedi l'officier de police James Collis.

L'aéroport de Gatwick, le deuxième du Royaume-Uni derrière celui d'Heathrow, avait rouvert vendredi soir malgré le signalement d'un drone qui a entraîné une brève suspension des vols, plusieurs heures après une première réouverture du site. L'engin a été aperçu vers 17h10, selon l'aéroport, qui avait une nouvelle fois été fermé "par précaution".

Un défenseur de l'environnement derrière l'attaque ?

Bien que les drones incriminés n'aient pas été interceptés, ni leur(s) opérateur(s) retrouvé(s), cette réouverture avait été rendue possible par des "mesures" pour atténuer la menace, en collaboration avec la police et l'armée, avait expliqué sur la BBC le directeur opérationnel de Gatwick, Chris Woodroofe, refusant d'en dire plus. L'armée avait notamment mis à disposition des technologies de pointe pour traquer les engins. 

La police a qualifié l'incident d'"acte délibéré" tout en assurant qu'il n'y avait "aucune indication suggérant que cela soit lié au terrorisme". Jeudi soir, elle avait fait savoir que les drones avaient été aperçus plus de 50 fois en 24 heures. Steve Barry, le chef adjoint de la police locale, a dit sur la BBC considérer comme "une possibilité" qu'un défenseur de l'environnement puisse être à l'origine de l'attaque.

La législation actuelle, renforcée cette année, interdit l'utilisation de drones à moins d'un kilomètre d'un aéroport et à une altitude supérieure à 400 pieds (122 mètres). Les coupables risquent jusqu'à cinq ans d'emprisonnement pour atteinte à la sécurité d'un aéronef. 

Guillaume Dussourt avec AFP