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Les vestiges d'un des plus grands naufrages de l'époque romaine découverts en mer Méditerranée

Les amphores découvertes avec l'épave

Les amphores découvertes avec l'épave - Capture d'écran/ IONIAN aquarium

Cette découverte pourrait donner de nouvelles indications sur la vie à l'époque de la Rome antique.

C'est l'un des plus grands naufrages jamais découverts en mer Méditerranée, annonce CNN ce lundi. Des archéologues ont trouvé l'épave d'un navire ainsi que sa cargaison dans les fonds marins de la mer Méditerranée, au large des côtes de l'île de Céphalonie, en mer Ionienne. 

L'épave a été découverte avec environ 6000 amphores (des pots en terre cuite utilisés en Rome antique) encore en bon état. Selon les archéologues, le naufrage aurait eu lieu entre le 1er siècle av. JC et le 1er siècle ap. JC. 

Détectés au sonar

C'est une étude au sonar des fonds marins qui a permis de découvrir les amphores. Les scientifiques ont alors discerné autour d'elles une armature ayant la forme d'un navire. Les épaves de l'époque romaine sont très difficiles à détecter car elles sont souvent enfouies sous le fond marin, comme celle-ci. 

"La cargaison des amphores, visible sur le fond marin, est en très bon état de conservation", selon les 10 scientifiques ayant mené les recherches dévoilées dans une étude du Journal of Archeological Science.

Si la plupart des navires de l'époque mesuraient environ 15 mètres, celui-là est long de 35 mètres. 

"C'est l'un des plus importants naufrages trouvés à ce jour dans la mer Méditerranée, pour cette période", selon l'étude. 

De nouvelles révélations sur la Rome antique?

Une découverte qui pourrait révéler de précieuses informations sur la Rome antique.

"Une étude plus approfondie de l'épave éclairerait sur les routes maritimes, le commerce, l'arrimage d'amphores et la construction navale", ont écrit les chercheurs dans le journal.

Avant de récupérer l'épave, projet difficile et coûteux, les archéologues vont récupérer des amphores et "utiliser des techniques ADN pour savoir si elles étaient remplies de vin, d'huile d'olive, de noix, de blé ou d'orge", selon George Ferentinos, directeur de l'étude.

Alexandra Jaegy