BFMTV

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont bombardé des cibles du régime en Syrie

Un Rafale de l'armée française

Un Rafale de l'armée française - Capture d'écran BFMTV

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont bombardé des cibles du régime syrien dans la nuit de vendredi à samedi.

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi une opération militaire en cours contre la Syrie, menée avec la France et le Royaume Uni pour punir le régime de Bachar al-Assad qu'il accuse d'une attaque à l'arme chimique le week-end dernier. "Une opération conjointe est en cours avec la France et le Royaume Uni, nous les remercions tous les deux", a assuré Donald Trump lors d'une brève allocution depuis la Maison Blanche.

Au moment même où le président s'exprimait, des détonations étaient entendues à Damas, selon un correspondant de l'AFP sur place. "La défense anti-aérienne syrienne" est entrée en action contre "l'agression américaine, britannique et française", a rapporté la télévision étatique syrienne, alors que des témoins ont rapporté à l'AFP que des colonnes de fumée s'élevaient du nord-est de Damas.

Donald Trump a dénoncé les attaques chimiques "monstrueuses" menées par le régime de Damas et a promis que l'intervention comprenant des "frappes de précision" durerait "aussi longtemps qu'il le faudrait". 

Londres souligne une opération "couronnée de succès"

Des avions ont participé aux bombardements qui ont visé des cibles multiples, ont indiqué des sources occidentales. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des centres de recherche scientifique, "plusieurs bases militaires" et des locaux de la garde républicaine à Damas et ses environs ont été pris pour cibles.

De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait "pas d'alternative à l'usage de la force", assurant que "tous les recours diplomatiques" avaient été explorés, en vain. Le ministère britannique de la défense a parlé d'opération "couronnée de succès", dans un communiqué.

Des sites de production d'armes chimiques visés

Depuis Paris, le président français Emmanuel Macron a souligné que les frappes françaises étaient "circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques. Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l'emploi d'armes chimiques", a-t-il martelé.

Donald Trump a mis en garde l'Iran et la Russie, qui ont déployé des milliers d'hommes et du matériel pour aider Bachar al-Assad à reconquérir le pays, contre leurs liens avec la Syrie.

Le régime syrien a dénoncé une "agression barbare et brutale" des Occidentaux. De son côté, le haut commandement de l'armée syrienne a indiqué dans un communiqué que les trois pays occidentaux avaient "tiré environ 110 missiles sur des cibles à Damas et ailleurs" dans le pays, assurant en avoir intercepté "la plupart".

G.D. avec AFP