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L'Ukraine craint une attaque russe "à tout moment"

Les troupes russes encerclent une unité militaire ukrainienne en Crimée, le 20 mars 2014. (Illustration)

Les troupes russes encerclent une unité militaire ukrainienne en Crimée, le 20 mars 2014. (Illustration) - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Les troupes russes de Vladimir Poutine seraient prêtes à attaquer l'Ukraine "à tout moment", selon un haut responsable ukrainien dimanche.

Au lendemain d'un assaut de véhicules blindés contre une base ukrainienne en Crimée, le ton est monté d'un cran dimanche. Ainsi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Dechtchitsa, a estimé que le risque de guerre entre l'Ukraine et la Russie augmentait.

"Ils augmentent (...) Ils deviennent plus élevés", a répondu le chef de la diplomatie ukrainienne interrogé sur la chaîne américaine ABC sur "les risques" de voir un conflit militaire éclater entre Kiev et Moscou.

"Le but de Poutine n'est pas la Crimée, mais toute l'Ukraine"

Un peu plus tôt, un haut responsable ukrainien avait déclaré que les troupes russes de Vladimir Poutine étaient prêtes à attaquer l'Ukraine "à tout moment".

"Le but de Poutine n'est pas la Crimée, mais toute l'Ukraine (...) Ses troupes massées à la frontière sont prêtes à attaquer à tout moment", selon le secrétaire du conseil de sécurité nationale et de défense Andriï Paroubiï, devant des milliers de manifestants dans le centre de Kiev rassemblés sous un ciel bleu.

"L'occupant peut franchir la frontière chaque jour. Dans l'imagination maniaque de Poutine l'Ukraine doit faire partie de la Russie", a-t-il poursuivi. Quelque cinq mille personnes étaient rassemblées sur le Maïdan. Des banderoles avec l'inscription "Otan" ou "Poutine, va-t-en!" étaient visibles dans la foule.

Le ministère russe de la Défense respecte les accords

"Le ministère russe de la Défense respecte tous les accords internationaux sur la limitation du nombre de troupes dans les régions frontalières avec l'Ukraine", a déclaré le vice-ministre de la Défense Anatoli Antonov cité par l'agence Ria Novosti.

Selon lui, cette question a été soulevée à plusieurs reprises lors d'entretiens téléphoniques du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou avec son homologue américain Chuck Hagel et le ministre ukrainien de la Défense par intérim Igor Tenioukh. Le ministre Choïgou a assuré le 20 mars Chuck Hagel que Moscou n'envahirait pas l'est russophone de l'Ukraine, selon le Pentagone.

Andriï Paroubiï qui a été "commandant" du Maïdan, haut lieu de la contestation contre le régime du président pro-russe Viktor Ianoukovitch destitué fin février, a en revanche estimé dimanche que les régions de l'Est russophones de l'Ukraine, en proie à des pulsions séparatistes étaient devenues de nouvelles "barricades lointaines".

La rédaction