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L'ouragan Isaias se dirige vers les Bahamas puis pourrait toucher la Floride

L'ouragan Isaias au-dessus de la République dominicaine le 31 juillet 2020.

L'ouragan Isaias au-dessus de la République dominicaine le 31 juillet 2020. - MARO SIRANOSIAN / RAMMB/CIRA / AFP

La tempête tropicale Isaias, qui est devenue un ouragan de catégorie 1, menace les Bahamas et la Floride, où des centres de dépistage du Covid-19 ont déjà été fermés par précaution.

L'ouragan de catégorie 1 Isaias se dirigeait ce vendredi vers les Bahamas, où il pourrait se renforcer avant de toucher la Floride samedi et dimanche, alors que l'Etat du sud-est des Etats-Unis est déjà aux prises avec une forte recrudescence de l'épidémie de coronavirus.

Isaias est passé, dans la nuit de jeudi à vendredi, du statut de tempête tropicale à celui d'ouragan avec des vents soufflant à la vitesse maximale de 120 kilomètres/heure, selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans américain (NHC) à 11 heures locales (15 heures GMT).

Les Bahamas touchés dans la nuit de vendredi

L'ouragan pourrait "se renforcer aujourd'hui et cette nuit, et Isaias devrait rester un ouragan dans les prochains jours", a précisé le NHC.

Le centre des Bahamas devrait subir de plein fouet ce phénomène météorologique dans la nuit de vendredi tandis que le nord-est des Bahamas et l'est de la péninsule de Floride, où un avis "vigilance ouragan" a été émis, devraient être touchés samedi et dimanche.

Les Bahamas avaient déjà été dévastés en septembre 2019 par l'ouragan Dorian de catégorie 5 qui avait fait au moins 70 morts, des centaines de disparus et causé des milliards de dollars de dommages matériels.

"Isaias pourrait apporter de fortes pluies dans le sud et l'est de la Floride à partir de vendredi. Cela pourrait causer de soudaines crues isolées et des inondations dans les villes", a prévenu le département de gestion des urgences de la Floride.

Des dégâts en République dominicaine et à Porto Rico

Lors de son passage en République dominicaine, Isaias a déjà fait un mort et provoqué des crues de rivières tandis que 14 des 32 provinces du pays avaient été placées en alerte rouge. Routes submergées par la boue, lignes haute-tension arrachées, arbres et végétations décapités, maisons inondées... Isaias a aussi causé de nombreux dégâts à Porto Rico vendredi.

Afin de se préparer au pire, le gouverneur de la Floride Ron DeSantis a exhorté jeudi sa population à se tenir prête et à stocker des vivres pour "au moins sept jours".

L'arrivée d'un ouragan alors que la Floride est devenue l'un des épicentres de la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis, est un vrai scénario catastrophe pour cet Etat, dont les hôpitaux sont déjà débordés.

"Le Covid est grave. Un ouragan est grave. Si on les combine, le résultat est pire que la somme des deux. (...) Cela aura un effet multiplicateur, pas cumulatif", avait assuré l'ancien dirigeant des services de gestion des urgences de cet Etat, Bryan Koon, en avril.

Donald Trump en Floride vendredi

Le président Donald Trump se rend vendredi dans le "Sunshine State" qui a enregistré jeudi un record du nombre de morts du virus en 24 heures pour le troisième jour consécutif.

La Floride a déploré 253 décès en une journée, surpassant ainsi les 216 morts enregistrées mercredi et les 186 mardi. Le nombre total de victimes en Floride depuis le début de la pandémie s'élève à 6.586.

Cet Etat compte par ailleurs plus de 461.000 cas détectés depuis le début de la pandémie, dépassant New York, longtemps épicentre de l'épidémie américaine au printemps. Il se situe en deuxième position derrière la Californie, dont la population est deux fois plus importante que celle de la Floride

L'Etat du sud-est a cependant commencé à fermer des centres de dépistage du Covid-19, bien souvent des tentes, en prévision de l'ouragan. "Ce sont des structures temporaires qui ne peuvent pas résister aux vents d'une tempête tropicale", a expliqué le département de gestion des urgences de la Floride. Les centres de dépistage des comtés, moins nombreux, resteront pour leur part ouverts.

Jeanne Bulant avec AFP Journaliste BFMTV