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L'État islamique confirme la mort d'Abou Ibrahim al-Qourachi et nomme un nouveau chef

Le drapeau de Daesh peint sur un mur, dans la ville irakienne d'al-Qaim, en novembre 2017

Le drapeau de Daesh peint sur un mur, dans la ville irakienne d'al-Qaim, en novembre 2017 - Ahmad Al-Rubaye - AFP

Abou Hassan al-Hachimi al-Qourachi prend les rênes de l'EI au moment où le groupe est affaibli par des offensives successives soutenues par les États-Unis en Irak et en Syrie.

Le groupe État islamique (EI) a confirmé la mort de son chef Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, un peu plus d'un mois après l'annonce de son décès par les États-Unis, et nommé son successeur, selon un communiqué diffusé ce jeudi.

Les jihadistes de l'EI ont "prêté allégeance à Abou Hassan al-Hachimi al-Qourachi, l'émir des croyants et calife des musulmans," a déclaré le porte-parole du groupe dans un enregistrement audio. La mort de l'ancien chef de l'EI ainsi que de son précédent porte-parole sont également confirmées dans l'enregistrement.

L'ancien chef de l'EI s'est fait exploser au cours d'une opération des forces spéciales américaines dans le nord-ouest de la Syrie, une région sous le contrôle de jihadistes, avait annoncé le président américain Joe Biden le 3 février dernier.

Un nouveau chef relativement inconnu

Qourachi, originaire de Tal Afar, à 70 kilomètres à l'ouest de Mossoul en Irak, avait pris fin octobre 2019 la tête du groupe après l'élimination de son prédécesseur Abou Bakr al-Baghdadi le même mois.

Le nouveau chef de l'organisation radicale sunnite, le troisième du groupe depuis sa création, est relativement inconnu. Il prend les rênes de l'EI au moment où le groupe est affaibli par des offensives successives soutenues par les États-Unis en Irak et en Syrie, pour contrecarrer une résurgence jihadiste.

Les Forces démocratiques syriennes, dominées par les Kurdes et soutenues par la coalition internationale, avaient vaincu en 2019 l'EI en Syrie en le chassant de son dernier fief de Baghouz dans la province de Deir Ezzor.

Mais l'Etat islamique "maintient une présence largement clandestine en Irak et en Syrie et mène une insurrection soutenue de part et d'autre de la frontière entre les deux pays", selon un rapport de l'ONU publié l'an dernier.

Dans ces deux pays, l'organisation jihadiste conserverait "en tout 10.000 combattants actifs", d'après ce rapport.

A.G avec AFP