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Kerry plaide pour un dialogue entre la Russie et l'Ukraine

Laurent Fabius et John Kerry le 5 mars 2014 à l'Elysée.

Laurent Fabius et John Kerry le 5 mars 2014 à l'Elysée. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, s'est entretenu avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, en marge d'une réunion sur le Liban à l'Elysée.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a vu brièvement mercredi à Paris son homologue russe Sergueï Lavrov à qui il a réclamé des "entretiens directs" entre la Russie et l'Ukraine, a indiqué un diplomate américain.

Les deux ministres se sont parlés en marge d'une réunion sur le Liban à l'Elysée et sont convenus de se revoir plus tard dans l'après-midi pour "poursuivre leurs discussions", a ajouté ce responsable du département d'Etat. Ils s'étaient retrouvés avec leurs homologues français et allemand, Laurent Fabius et Frank-Walter Steinmeier. C'est la première fois depuis la prise de contrôle de la Crimée ce week-end par la Russie que le chef de la diplomatie russe s'est retrouvé face à ses homologues occidentaux.

"Un compromis pacifique"

Le secrétaire-général adjoint des Nations unies, Jan Eliasson, a mis en garde mercredi à Kiev contre la tentation de revenir aux réflexes de la Guerre froide et a aussi appelé Russes et Ukrainiens au dialogue pour trouver une issue pacifique à la crise.

"J'espère que nous sommes arrivés à la fin de la Guerre froide", a déclaré Jan Eliasson lors d'une conférence de presse. "Ce n'est dans l'intérêt de personne de réveiller ces fantômes du passé", a-t-il poursuivi, s'exprimant après une rencontre avec le nouveau gouvernement.

Le haut diplomate a estimé qu'il était "dans l'intérêt de tous" de trouver un compromis en Crimée, péninsule russophone du sud de l'ex-république soviétique contrôlée de facto par des forces russes, et a appelé Ukraine et Russie à se mettre autour de la table pour négocier un "compromis pacifique". 

"Ce n'est pas un jeu où l'un perd et l'autre gagne. Dans le monde actuel, tout le monde sort toujours perdant des conflits", a poursuivi le diplomate suédois.

La rédaction