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J- 8 : les brèves de la campagne présidentielle

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McCain joue son va-tout, Obama conserve une légère avance, et Palin est passée du statut de « booster » à celui de « boulet ».

A 8 jours du scrutin présidentiel, le candidat républicain John McCain est toujours distancé mais il reste dans la course. Il profite de l'effet « Joe Le Plombier » pour accuser Barack Obama de vouloir augmenter les impôts en pleine période de crise. On le croit, et il grignote ainsi des points.

McCain a haussé le ton ces derniers jours : il a qualifié Obama de « socialiste », dénoncé l'hégémonie des démocrates qui seront « partout », au Congrès et à la Maison Blanche, si Obama est élu, a accusé le démocrate d'avoir déjà écrit son discours d'investiture. McCain feint de contrôler le jeu et prétend avoir placé Obama où il le souhaitait, c'est-à-dire devant pour l'avoir en point de mire.

A l'heure actuelle, Obama conserve une courte avance de 5 points, pas assez pour éviter l'effet Bradley : certains électeurs, se déclarant indécis ou favorable au candidat noir, pourraient finalement dans l'isoloire, voter pour le candidat blanc.

Palin, le booster devenu boulet

Sarah Palin a décidément du mal à se faire aimer dans son propre camp. Elle est accusée à demi-mots de plomber la campagne républicaine, tandis que McCain la soutient toujours mordicus. Mais il semble bien être le seul. La gouverneure de l'Alaska semble ne plus faire confiance aux conseillers républicains et serait même tentée de penser d'abord à ses propres intérêts et à son avenir. De booster du camp républicain, elle est devenue un boulet : ses sondages sont mauvais et si les choses devaient mal tourner, elle ferait un responsable idéal.

La rédaction