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Incendies en Australie: près de 500 millions d'animaux affectés par les feux depuis septembre 

Des chevaux effrayés par les flammes lors d'un incendie australien

Des chevaux effrayés par les flammes lors d'un incendie australien - Saeed KHAN / AFP

Si selon certains scientifiques certaines espèces ont pu échapper aux feux, la reconstruction de la faune locale sera extrêmement longue.

La liste des lourds dégâts provoqués par les importants incendies qui touchent l'est de l'Australie, en particulier les provinces de Nouvelle-Galles du Sud et de Victoria, n'en finit plus de s'allonger depuis septembre.

En plus d'importants déplacements de populations et la mort d'au moins 18 personnes, la fumée du brasier touche désormais des pays voisins tels que la nouvelle-Zélande, qui a commencé l'année sous une épaisse brume. 

De fait, les autres victimes de l'infernal sinistre sont la faune et la flore locales. Fin décembre, des scientifiques assuraient que près d'un koala sur trois, une espèce déjà fonctionnellement éteinte, avaient disparu, pris au piège du feu. Mais les conséquences pourraient être encore plus graves à long terme. 

De nombreuses espèces touchées 

Selon 7news, ce sont en réalité près de 480 millions de mammifères, oiseaux et reptiles qui ont été directement impactés, rien que pour la Nouvelle-Galles du Sud. 

Contacté par le média local, le professeur Chris Dickman, chercheur à l'Université de Sydney, précise ce chiffre.

"Cela ne veut pas dire que les 480 millions d'individus sont morts des suites des incendies, car certains d'entre eux sont mobiles, les oiseaux s'envoleront et reviendront, et certains reptiles, comme les lézards, peuvent trouver refuge sous terre."

Un désastre pour la faune et la flore

Pour autant, Chris Dickman ne se fait pas d'illusions, et reste persuadé qu'une fois les incendies définitivement circonscrits, la faune et la flore auront bien du mal à se remettre du désastre. 

"À long terme, le repeuplement des populations de nombreuses espèces indigènes sera un problème, et beaucoup auront sans aucun doute été gravement touchées par les incendies." 

Ce même cas de figure avait été souligné en 2019, lors des feux qui avaient violemment touché l'Amazonie, en Amérique du Sud. "Vous avez immédiatement des gagnants et des perdants, et dans un milieu qui n'est pas adapté aux incendies, vous avez beaucoup plus de perdants que dans d'autres milieux", expliquait Mazeika Sullivan, professeur associé à l’université de l’Ohio.

Hugo Septier