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Liège: la présidente du Sénat belge évoque les signes de radicalisation de l'assaillant

Sur les lieux de l'attaque, à Liège, le 29 mai 2018.

Sur les lieux de l'attaque, à Liège, le 29 mai 2018. - Eric Lalmand - Belga - AFP

La présidente du Sénat belge, Christine Defraigne, a donné sur BFMTV de nouveaux éléments sur le profil de l'homme qui a tué trois personnes ce mardi matin, en plein centre ville de Liège.

La présidente du Sénat belge, Christine Defraigne, a réagi au micro de BFMTV à l'attaque perpétrée mardi matin en plein coeur de Liège, au cours de laquelle un homme a tué deux policières et un passant, avant d'être abattu par la police. 

"Les cibles étaient malheureusement les forces de police. Deux policières qui étaient en service de routine se sont faites poignarder avec une sauvagerie absolument hallucinante. L'auteur leur a pris leurs armes et est allé abattre un jeune homme, passager d'une voiture arrêtée au feu rouge", a précisé Christine Defraigne, ajoutant que les faits se sont passés en plein centre ville de Liège. "C'est vraiment Liège qui est touchée dans son coeur et de plein fouet", a regretté la présidente du Sénat. 

"Il s'était mis à prier avec une certaine régularité"

Selon Christine Defraigne, l'assaillant, identifié comme Benjamin Herman, un Belge de 31 ans, qui avait bénéficié d'une sortie de prison lundi, "s'était semble-t-il radicalisé en prison".

"On m'a dit que c'était quelqu'un qui s'était mis à prier avec une certaine régularité et concentration, mais je n'en sais pas plus, ce n'est pas un indice en soi suffisant", a indiqué la présidente du Sénat, précisant que sa peine pénitentiaire courait jusqu'en 2020.

Toutefois, d'après Christine Defraigne, l'homme serait lié à un meurtre perpétré dans la nuit de lundi à mardi à Marche-en-Famenne, dans la province de Luxembourg, en Belgique. "Il a semble-t-il tué quelqu'un cette nuit à Marche, une bourgade située entre la prison dans laquelle il était et Liège", a ainsi déclaré Christine Defraigne. 

A.S.