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Fusillade à Liège: ce que l'on sait de l'assaillant

Des policiers sur les lieux de l'attaque, le 29 mai, à Liège.

Des policiers sur les lieux de l'attaque, le 29 mai, à Liège. - John Thys - AFP

L'homme qui a abattu deux policières et un passant ce mardi à Liège, en Belgique, est un homme de 31 ans, qui était sorti de prison ce lundi pour une permission de quelques heures.

Quelques heures après l'attaque, le profil de l'homme qui a abattu trois personnes dont deux policières ce mardi matin dans le centre de Liège avant de se retrancher dans un lycée et d'être neutralisé par la police belge, se dessine petit à petit. 

Congé pénitentiaire 

Cet individu, qui a agressé au couteau deux policières avant de les abattre avec leurs propres armes de service, et tué un passant de 22 ans, avant de se retrancher dans un lycée où il a pris en otage une femme de ménage, se nomme Benjamin Herman, est âgé de 31 ans et est né à Rochefort, près de Namur, en Belgique, a appris BFMTV, confirmant une information de la RTBF.

Psychologiquement instable, il avait été condamné à plusieurs reprises depuis ses 17 ans pour des faits de droits commun, notamment pour vol avec violence. En février 2008, il avait notamment commis un braquage violent d'une supérette à Forrières, avec son frère.

Il était sorti lundi de la prison de Marche-en-Famenne, à plus de 50 kilomètres de Liège, pour un congé pénitentiaire de quelques heures. Selon un surveillant de cet établissement pénitentiaire, Benjamin Herman avait en effet une permission de sortie, et devait réintégrer l’établissement lundi. Il était donc en fuite et recherché.

Par ailleurs, selon la présidente du Sénat belge, Christine Defraigne, invitée à réagir sur BFMTV, l'homme serait lié à un meurtre perpétré dans la nuit de lundi à mardi à Marche-en-Famenne, dans la province de Luxembourg, en Belgique.

Radicalisé en prison

L'homme n'était pas connu pour des faits de terrorisme et se serait radicalisé en prison. "On m'a dit que c'était quelqu'un qui s'était mis à prier avec une certaine régularité et concentration, mais je n'en sais pas plus, ce n'est pas un indice en soi suffisant", a indiqué Christine Defraigne. 

Selon une témoin qui a raconté la scène au micro de BFMTV, l'assaillant, qui était entièrement vêtu de noir, ressemblait à un "commando", semblait "déterminé" et cherchait des "victimes faciles". Toujours selon cette témoin, il aurait également crié "Allahou Akbar" au moment de son passage à l'acte. 

A.S. avec Sarah-Lou Cohen et Dominique Rizet