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Séisme en Italie: le bilan grimpe à 159 morts, les recherches se poursuivent

Un homme parmi les décombres à Amatrice, une ville très durement touchée par le séisme qui a frappé le centre de l'Italie dans la nuit du 23 au 24 août.

Un homme parmi les décombres à Amatrice, une ville très durement touchée par le séisme qui a frappé le centre de l'Italie dans la nuit du 23 au 24 août. - FILIPPO MONTEFORTE - AFP

Le réveil a été très douloureux dans le centre de l'Italie mercredi, frappé par un puissant séisme. D'après un nouveau bilan, au moins 159 personnes sont mortes. Ce chiffre pourrait s'alourdir, car de nombreuses personnes sont portées disparues.

Un séisme de magnitude 6 a frappé tôt mercredi le centre de l'Italie, faisant 120 morts, selon le gouvernement, et des dizaines de bâtiments détruits où plusieurs personnes seraient encore prises au piège.

L'ESSENTIEL

Un séisme de magnitude 6 a touché le centre de l'Italie dans la nuit de mardi à mercredi, à 3h36

La secousse, suivie de fortes répliques, a été ressentie jusqu'à Rome et son épicentre se situe à 10 kilomètres de Norcia, en Ombrie.

Un dernier bilan de la protection civile fait état d'au moins 159 morts

De nombreuses personnes sont portées disparues

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0h15 - Les secouristes toujours à pied d'œuvre

Course contre la montre pour les secouristes. Ils vont se relayer toute la nuit pour poursuivre leur recherches, indique Laetitia Soudy, envoyée spéciale de BFMTV à Amatrice en Italie. Le temps joue contre eux: ce sont dans les premières heures que l'on peut retrouver des rescapés vivants sous les décombres.

A Amatrice, il n'y a plus d'électricité après le séisme. Des groupes électrogènes ont donc été installés pour que ces pompiers, ces volontaires ou membres de la protection civile puissent travailler malgré la nuit noire. Il y a également des chiens et des pelleteuses pour les aider.

0h - Le bilan s'alourdit à 159 morts

Le bilan est désormais de 159 morts, indique la protection civile italienne, citée par Reuters.

21h10 - Des tentes installées pour accueillir les rescapés

Des camps de tentes ont été installés à proximité des villages touchés pour accueillir quelque 2.500 personnes, désormais sans toit. La police italienne a également fait savoir qu'elle avait mis en place un dispositif pour éviter les "chacals", nom donné en Italie aux pilleurs de maisons vidées de leurs habitants après des catastrophes naturelles ou des évacuations forcées.

21h - Beaucoup d'habitants et de touristes toujours recherchés

La protection civile italienne se refuse à avancer des chiffres concernant les disparus, mais beaucoup d'habitants et de touristes manquaient encore à l'appel, selon plusieurs témoignages.

20h25 - Scènes de désolation après le séisme meurtrier

19h20 - Le bilan s'alourdit à 120 morts

D'après Matteo Renzi, le chef du gouvernement italien, le bilan s'est alourdi à 120 morts.

"Il y a au moins 120 vies détruites et ce n'est pas un bilan définitif", a déclaré Matteo Renzi à Rieti, non loin de la zone du séisme où il s'était rendu brièvement avant cette conférence de presse.

Le président du Conseil italien a également fait état de quelque 368 blessés.

15h55 - Au moins 73 morts, selon un nouveau bilan

La protection civile fait état d'au moins 73 morts, selon un dernier bilan. Mais de nombreuses personnes sont encore disparues, a-t-elle ajouté, sans pouvoir donner davantage de détails. 

Des "dizaines" de blessés ont également été soignés sur place ou transportés dans les hôpitaux alentour, a précisé la protection civile.

14h20 - Les secours mobilisés à Amatrice

2.500 habitants vivent à Amatrice, un village situé à proximité de l'épicentre du séisme. Les dégâts sont énormes, le chef de la protection civile a comparé ce tremblement de terre à celui de l'Aquila en 2009, évoquant un "impact et une ampleur" similaires. Le but pour les secouristes est de déblayer les points stratégiques du village pour laisser passer les ambulances et sauver un maximum de personnes.

13h30 - "L'activité sismique va continuer dans les jours à venir"

Le sismologue Rémy Bossu explique à BFMTV les causes de la forte sismicité dans cette région du centre de l'Italie: 

"L'ensemble de la sismicité en Italie est liée à la remontée de l'Afrique vers l'Eurasie. Dans les Apennins (région du séisme, NDLR) on a des failles normales et une activité sismique très forte.

Très souvent les séismes dans cette zone provoquent des répliques assez fortes, on a déjà plus de 80 répliques enregistrées, six heures après le séisme. Cette forte activité sismique va continuer dans les jours à venir."

Ce journaliste de La Repubblica évoquait une "brève réplique", représentant un "risque énorme pour les secouristes dans les décombres".

12h50 - 3h30 du matin, une "heure maudite" pour les Italiens

Dans la nuit de mardi à mercredi, c'est à 3h36 précisément que la terre a tremblé pour la première fois dans le centre de l'Italie. Pour beaucoup, ce détail ravive encore un peu plus la mémoire encore douloureuse du séisme de l'Aquila, en 2009, qui avait fait 300 morts et laissé cette ville exsangue. Cette année-là, c'est à 3h32 que le séisme avait eu lieu, surprenant de très nombreuses victimes pendant leur sommeil et leur laissant ainsi peu de chances de survivre.

Une coïncidence macabre que la presse n'a pas manqué de relever. Comme le Huffington Post, qui évoque "cette heure maudite et ce retour au cauchemar d'il y a sept ans". 

3h30, une heure maudite pour beaucoup d'Italiens.
3h30, une heure maudite pour beaucoup d'Italiens. © Capture d'écran Huffington Post

12h40 - Mobilisation nationale pour rechercher des survivants

Mercredi, à la mi-journée, alors que la Protection civile italienne a déployée un vaste plan d'urgence dans les zones touchées par le séisme, des volontaires se manifestent dans tout le pays pour aider à rechercher des survivants. Venus de la région des Pouilles, à l'extrême sud du pays, ou encore du Veneto, au nord, ils affluent en nombre.

"Mon père, 74 ans, part avec des volontaires de la Protection civile vers les zones sinistrées", témoigne par exemple une jeune italienne sur Twitter, qui ne cache pas son inquiétude.

De nombreuses unités de recherches ont aussi été envoyées sur place, dont plusieurs brigades canines, ainsi que des militaires, venus en renfort. 

12h20 - "La priorité est de continuer à chercher", déclare Matteo Renzi

Le président du Conseil italien se rendra cet après-midi dans les zones touchées par le séisme en Italie. "C'est un moment de douleur. Nous nous engageons à ne pas laisser seules ces personnes, ces communes", a-t-il déclaré depuis Rome lors d'une conférence de presse. "La priorité est de continuer à chercher dans les décombres", a-t-il insisté.

12h10 - Un séisme de puissance 6, corrige l'Institut italien de géologie

Alors que l'Institut américain de géologie évoquait une secousse de 6,2 cette nuit, son équivalent italien a annoncé que le tremblement de terre qui a touché le pays était de magnitude 6 sur l'échelle de Richter.

12h05 - Des "centaines de disparus" dans les Marches d'après l'agence Agi

Outre le bilan évoqué par la Protection civile, il y aurait d'après l'agence Agi des centaines de disparus encore pris au piège de leurs maisons qui se sont écroulées sur eux pendant leurs sommeil. Le bilan pourrait être très lourd à Pescara del Tronto notamment, un quartier de la commune d'Arquata del Tronto, dans les Marches, un des trois villages les plus touchés.

11h45 - François Hollande évoque "une terrible tragédie"

"Le tremblement de terre en Italie est une terrible tragédie", a déclaré François Hollande ce mercredi, réagissant à la catastrophe qui a touché le pays dans la nuit de mardi à mercredi. Le président de la République a également fait part de la solidarité du peuple français à Matteo Renzi, le président du Conseil italien. 

"La France se tient prête à apporter aux autorités italiennes tout le soutien qui pourrait s'avérer nécessaire dans les heures et les jours qui viennent", précise aussi l'Elysée, dans le communiqué de presse accompagnant cette déclaration.

11h40 - La Protection civile annonce 38 victimes

Le bilan des victimes ne cesse d'augmenter en Italie. En fin de matinée, la Protection civile a annoncé, lors d'une conférence de presse, que le séisme avait causé la mort de 38 personnes. Il s'agit du premier bilan officiel communiqué. 

"Il y a encore tant de gens sous les décombres, tant de disparus, et malheureusement ce chiffre pourrait évoluer", a prévenu Immacolata Postiglione, chef du département urgences de la protection civile italienne.

11h - Un père de famille accourt de Rome pour sauver ses deux enfants

A Pescara del Tronto, comme à Accumoli et à Amatrice, la situation est dramatique. Paolo Brera, l'envoyé spécial de La Repubblica sur place raconte ce matin sur le site du quotidien l'histoire émouvante d'un père de famille qui a secouru ses deux enfants.

Alors que les bambins étaient en vacances chez leurs grands-parents à Pescara del Tronto, le père, qui vit à Rome, s'est empressé de rejoindre le village dès qu'il a entendu parler du tremblement de terre, en pleine nuit. Une fois sur place, avec l'aide des pompiers, il a creusé à mains nues parmi les décombres et est parvenu à les retrouver, leur sauvant la vie à tous les deux. Les enfants sont indemnes mais traumatisés, et leurs grands-parents sont toujours prisonniers des ruines. 

10h30 - Le pape François fait part de sa "grande douleur" 

Quelques heures après le tremblement de terre, le pape François, ému, a tenu à exprimer sa proximité avec toutes les personnes touchées par la catastrophe lors de son audience hebdomadaire devant la Basilique Saint-Pierre.

"J'avais préparé la cathéchèse d'aujourd'hui comme tous les mercredis mais devant la nouvelle du tremblement de terre (...) je ne peux pas ne pas exprimer ma grande douleur et ma proximité à toutes les personnes présentes dans les lieux frappés par le choc, à toutes les personnes qui ont perdu des êtres chers", a déclaré le souverain pontife, cité par Adnkronos.

Insistant sur la sollicitude de toute l'Eglise envers les victimes et leurs proches, le pape a également remercié tous les volontaires et les agents de la Protection civile qui sont à l'oeuvre sur le terrain.

10h - A Amatrice, le maire redoute "des dizaines de morts"

Parmi les communes les plus durement touchées, Amatrice, tout près de l'épicentre, n'est plus que l'ombre d'elle-même. Beaucoup de bâtiments ont été détruits, comme le montre une vidéo postée sur Facebook par le site d'info local Rieti Life.

Sergio Pirozzi, le maire de la ville, redoute "des dizaines de morts", alors "beaucoup se trouvent sous les décombres", comme il le raconte à l'Ansa. "Nous sommes en train d'aménager un lieu pour les dépouilles", précise aussi l'élu. Six personnes au moins sont mortes à Amatrice.

Illustration Un homme parmi les décombres à Amatrice, après le puissant séisme dans la nuit du 23 au 24 août 2016
Illustration Un homme parmi les décombres à Amatrice, après le puissant séisme dans la nuit du 23 au 24 août 2016 © FILIPPO MONTEFORTE - AFP

9h40 - 39 fortes répliques en trois heures

Depuis le séisme qui a frappé le centre de l'Italie à 3h30 dans la nuit de mardi à mercredi, pas moins de 39 répliques ont été enregistrées, rapporte l'agence de presse Adnkronos. Les secousses les plus fortes, après la première, ont atteint 5,1 et 5,2 sur l'échelle de Richter à 4h30, révèle l'Institut national de géophysique et de vulcanologie. D'après l'Institut, le séisme principal était de magnitude 6.

9h30 - Nouveau bilan provisoire de 21 morts, selon plusieurs médias

D'après l'agence de presse italienne Ansa, l'hebdomadaire d'actualité internationale Internazionale et le site d'actualité Il Fatto Quotidianoun nouveau bilan provisoire fait état de 21 morts. Toujours pas de bilan officiel. 

9h20 - De fortes répliques pourraient encore survenir

L'Italie est régulièrement touchée par des tremblements de terre car elle s'étend sur plusieurs plaques tectoniques. En 2012, deux séismes (de magnitudes 6 et 5,8) à neuf jours d'intervalle ont fait 25 morts en Emilie-Romagne. En 2009, celui de l'Aquila a fait 300 victimes. Le centre du pays a été frappé par plusieurs autres séismes, notamment en 2002 et en 1997. Après ce nouveau tremblement de terre, de fortes répliques ont été ressenties, et les autorités craignent que la terre tremble à nouveau.

9h10 - La province de Rieti, dans le Latium, appelle aux dons du sang

Un appel aux dons du sang a été lancé mercredi matin, notamment dans la province de Rieti, dans le Latium, à une centaine de kilomètres de Norcia, l'épicentre du séisme. "Tous les groupes sanguins" sont nécessaires et l'appel a été largement partagé sur Twitter.

9h - Facebook a activé son "Safety check" pour les victimes du séisme

Comme lors des attentats de novembre à Paris et de Bruxelles, Facebook a activé son "safety check" en Italie, invitant ses utilisateurs à signaler à tous leurs contacts qu'ils se trouvent en sécurité. 

8h50 - Circulation très difficile entre les Marches et le Latium

De nombreuses routes sont coupées, entre les Marches et le Latium, deux régions touchés par le séisme dans la nuit de mardi à mercredi. Les autorités appellent à laisser les routes libres pour permettre aux secours de rejoindre les zones sinistrées. La Croix rouge italienne invite aussi à ne pas encombrer les lignes téléphoniques.

L'armée a même été sollicitée pour participer aux recherches, comme l'a annoncé le ministère de la Défense sur Twitter.

8h30 - Des médias italiens évoquent 14 morts, pas encore de bilan officiel

Comme Rai News, La Repubblica évoque au moins quatorze victimes, après le tremblement de terre. L'Ansa évoque quant à elle 13 victimes. D'après l'AFP, des sources locales ont signalé au moins une dizaine de morts. Pour le chef de la protection civile, Fabrizio Curcio, il est encore trop tôt pour évoquer un bilan officiel. Lors d'une conférence de presse, il a aussi précisé que, face au chaos qui règne dans les zones touchées, la police veillait à éviter d'éventuels pillages.

8h20 - "Des voix appelaient à l'aide", raconte une jeune femme qui a extrait ses parents des décombres

"Des voix appelaient à l'aide sous les décombres", raconte une jeune femme à l'agence de presse Ansa, dans la salle d'attente de l'hôpital d'Ascoli Piceno, dans la région des Marches. Après le séisme, elle s'est empressée de se rendre à Pescara del Tronto, où vivent ses parents, raconte-t-elle à l'agence, en pleurs. Des amis l'ont aidée à extraire ses parents des ruines. Ils sont blessés mais ont survécu. D'après elle, au moins trois personnes sont mortes dans cette commune.

8h10 - Rai News dénombre "14 morts"

Sur Twitter, la chaîne de télévision italienne Rai News évoque "au moins quatorze morts" à Amatrice (cinq victimes), Accumoli (six victimes) et Arquata Del Tronto (trois morts). Les hôpitaux de Rome sont en alerte, alors que plusieurs établissements des villes touchées ont dû être évacués, comme à Amandola

7h45 - Les secours peinent à rejoindre certaines zones

Le maire d'Accumoli, autre commune durement touchée, signale au Corriere Della Sera que les premiers secours sont arrivés à 7h40 seulement. Les zones frappées par le séisme sont pour certaines difficiles d'accès à cause des dégâts. Plusieurs éboulements ont été signalés, notamment sur le massif du Gran Sasso, dans la chaîne des Apennins, tout près de l'Aquila.

D'après l'édile, au moins quatre personnes, une famille avec deux enfants, sont encore prisonnières des décombres dans la commune. "Ici, c'est une tragédie, nous avons des morts et des bâtiments détruits", a déclaré Stefano Petrucci.

7h - Au moins cinq morts, beaucoup de disparus

D'après un premier bilan, les médias italiens évoquent cinq morts. Mais ce chiffre pourrait bientôt changer, car de nombreuses personnes sont portées disparues et les secours sont à pied d'oeuvre pour extraire des survivants des décombres. A Amatrice, dans l'urgence, on recherche les disparus à mains nues.

6h30 - Une catastrophe qui réveille le souvenir de l'Aquila

En 2009, un puissant séisme de magnitude 6,3 a touché l'Aquila, dans les Abruzzes, faisant plus de 300 morts. Intervenu en pleine nuit, il a surpris de nombreux habitants dans leur sommeil, et encore aujourd'hui, la ville est défigurée, beaucoup de bâtiments éventrés n'ayant pas été reconstruits.

Sept ans après cette catastrophe, qui hante toujours les Italiens, l'inquiétude prévaut, ce mercredi matin, dans tout le pays. D'après la Protection civile, ces deux séismes sont "comparables". Celui de cette nuit a néanmoins touché une zone moins densément habitée.

6h15 - Parmi les villes les plus touchées, Amatrice "n'existe plus"

Dans le Latium, la région de Rome, deux villes sont durement frappées par le tremblement de terre: Accumoli et Amatrice. A Amatrice, situé à une quarantaine de kilomètres de l'épicentre (Norcia), de nombreuses personnes sont portées disparues, sur les 2.600 habitants. Le maire de la commune, cité par Rai News, estime que "la moitié du village n'existe plus". "Il n'y a plus de village", a-t-il ajouté, dépité, quelques minutes plus tard, cité par La Repubblica.

6h - Un fort séisme frappe le centre de l'Italie

De nombreux Italiens ont été réveillés par le séisme de magnitude 6 qui a frappé l'Italie en pleine nuit, à 3h36. Suivi de violentes répliques, il a été ressenti jusqu'à Rome et a touché plusieurs régions du centre du pays: les Marches, l'Ombrie, les Abruzzes et le Latium.

Un fort séisme a frappé le centre de l'Italie dans la nuit du 23 au 24 août. D'après un premier bilan, cinq personnes seraient mortes dans la catastrophe.
Un fort séisme a frappé le centre de l'Italie dans la nuit du 23 au 24 août. D'après un premier bilan, cinq personnes seraient mortes dans la catastrophe. © Capture d'écran BFMTV
Charlie Vandekerkhove et M.L. avec AFP