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Deux Américaines arrêtées à Rome pour avoir gravé leurs noms sur le Colisée

Deux touristes américaines ont voulu laisser leur empreinte au Colisée, ici photographié en 2001, en gravant leurs initiales dans la pierre.

Deux touristes américaines ont voulu laisser leur empreinte au Colisée, ici photographié en 2001, en gravant leurs initiales dans la pierre. - Gabriel Bouys - AFP

Deux Américaines en voyage à Rome ont voulu marquer leur passage au Colisée en gravant leurs initiales dans la pierre. Un geste qui les a emmenées tout droit au poste de police.

Elles voulaient très certainement marquer à vie leur passage au Colisée. Deux touristes américaines originaires de Californie ont été surprises en train de graver leurs initiales dans les murs du célèbre amphithéâtre antique, à Rome, une pratique évidemment proscrite. 

Deux lettres de 8 cm de haut

Samedi dernier, les deux jeunes femmes, âgées de 21 et 25 ans, s'étaient éloignées du groupe avec lequel elles visitaient le Colisée, pour aller graver leur nom avec une pièce de monnaie, rapporte le Guardian. Et elles n'y sont pas allées de main morte puisqu'un "J" et un "N" d'environ huit centimètres de haut ornent désormais l'un des murs du Colisée. Les Américaines n'ont bien évidemment pas oublié de prendre le selfie de rigueur devant leur travail.

Vite repérées -mais visiblement trop tard pour stopper leur geste- les deux touristes ont été arrêtées par la police italienne. Elles devraient être, par la suite, présentées à un juge et condamnées à payer une amende.

Un pan de mur du XIXe siècle

Si graver les murs est bel et bien interdit, les sites de ruines antiques, comme le Colisée, restent exposés à ce type de pratique, les touristes n'en ayant pas la même perception que des lieux plus "solennels" et en bon état, comme les musée et les églises, explique le Guardian.

"Le Colisée est un bâtiment incomplet, qui a déjà été pillé", fait valoir un porte-parole de l'institution chargée de l'héritage archéologique de la ville de Rome, pour justifier ce comportement. Un travail de restauration a été entrepris au début du XIXe siècle, et il semblerait que le pan de mur attaqué samedi ne date que de cette époque, et non de la construction du bâtiment, qui s'étala de l'an 70 à l'an 80.

Toutefois, ce genre d'agissement reste rare, compte tenu du fait que six millions de personnes visitent le Colisée chaque année. Le dernier cas remonte au mois de novembre, lorsqu'un touriste russe avait gravé une initiale de 25 cm de haut et 17 cm de large sur un mur de l'amphithéâtre. Il avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende par un juge italien.

Adrienne Sigel