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"Il nous faudra trouver un accord": Vladimir Poutine se dit "prêt" à négocier avec l'Ukraine

Lors d'une visite à Bichkek, au Kirghizstan, le président russe a affirmé être "prêt" à trouver un accord avec l'Ukraine pour mettre fin à l'invasion, démarrée le 24 février dernier.

"Pouvons-nous seulement trouver un accord?" À l'occasion d'une conférence de presse à Bichkek, au Kirghizstan, en marge d'un sommet régional, le président russe s'est dit vendredi "prêt" à trouver un compromis pour mettre fin au conflit en Ukraine, lancé par Moscou le 24 février dernier.

"Comment pouvons-nous trouver un accord?", a fait mine de s'interroger le maître du Kremlin. "Quelles sont les garanties? C'est la question", a-t-il ajouté.

"Nous sommes ouverts"

Vladimir Poutine, qui a déjà admis, quelques jours plus tôt que le conflit était long, concède, qu'"à la fin, il nous faudra nous mettre d'accord", pour mettre un terme au conflit.

J'ai déjà dit de nombreuses fois que nous sommes prêts à ces arrangements, nous sommes ouverts, mais cela nous oblige à réfléchir pour savoir à qui nous avons affaire", a-t-il assuré.

Le président russe réagissait à de récents propos d'Angela Merkel. L'ex-chancelière allemande a estimé que l'accord de Minsk de 2014 entre Moscou et Kiev, signé sous l'égide de l'OSCE, avait donné du temps à l'Ukraine pour se renforcer en cas de conflit armé avec la Russie.

"L'accord de Minsk de 2014 était une tentative de donner du temps à l'Ukraine. Elle en a profité, comme on le voit aujourd'hui. L'Ukraine de 2014/2015 n'est pas l'Ukraine d'aujourd'hui (...) Comme on l'a vu début 2015, Poutine aurait pu facilement l'écraser à l'époque", a-t-elle affirmé au journal Die Zeit.

Vladimir Poutine s'est dit "déçu" par ces propos. "Cela soulève évidemment la question de la confiance. Et la confiance est quasiment à zéro et après de telles déclarations", a-t-il déclaré.

"Peut-être que nous aurions dû commencer tout cela plus tôt (l'offensive en Ukraine). Mais nous comptions en fait sur la possibilité de trouver une entente dans le cadre des accords de Minsk", a-t-il encore ajouté.

Fanny Rocher avec AFP