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Hollande à Bruxelles: les sanctions décidées contre la Russie

François Hollande, vendredi, à Bruxelles.

François Hollande, vendredi, à Bruxelles. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le Conseil européen a acté vendredi de nouvelles sanctions contre Vladimir Poutine, que François Hollande a détaillé devant les journalistes. Explications.

Les dirigeants européens, réunis à Bruxelles pour un Conseil, ne décolèrent pas contre la décision de Vladimir Poutine d'acter le rattachement de la région de Crimée à son pays. Vendredi, le président François Hollande est revenu sur les sanctions décidées contre la Russie à l'échelle européenne.

Tout d'abord, "des sanctions individuelles ont été prises, notamment à l'égard de 33 personnalités", dont la liste sera bientôt rendue publique. Ces personnalités, des responsables russes influents et proches du président pour la plupart, sont frappées par des restrictions de visas et un gel de leurs avoirs dans l'UE.

"Toutes ces sanctions ne valent pas un seul grain de sable de la terre de Crimée qui est retournée à la Russie", a réagi laconiquement le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine, sur Twitter.

All these sanctions aren't worth a grain of sand of the Crimean land that returned to Russia http://t.co/77w9Dl6uiv
— Dmitry Rogozin (@DRogozin) 21 Mars 2014

François Hollande a ensuite rappelé que l'Union européenne avait "suspendu voire même annulé un certain nombre de réunions qui devaient avoir lieu avec la Russie", comme le G8 prévu à Sotchi qui pourrait se transformer en G7 à Londres.

Enfin, "il a été décidé de réduire les relations commerciales, économiques et financières entre l'Europe et la Crimée", a indiqué le président français. Néanmoins, François Hollande a confirmé qu'il maintenait l'invitation de Vladimir Poutine aux célébrations du 70e anniversaire du Débarquement allié en Normandie, soulignant que l'ex-URSS avait été "solidaire de la France" et payé "un lourd tribut" contre le nazisme.

A. G.