BFMTV

Saint-Jacques de Compostelle: la victime française identifiée

Un homme se recueille devant un bouquet de fleurs, en hommage aux victimes du train.

Un homme se recueille devant un bouquet de fleurs, en hommage aux victimes du train. - -

La catastrophe ferroviaire survenue mercredi en Espagne a fait 79 morts. Parmi eux, un Français, âgé de 35 ans, qui prenait le train pour rejoindre sa femme et son enfant.

L'Espagne est toujours en deuil national ce dimanche après le terrible accident ferroviaire survenu mercredi soir, qui a fait 79 morts et 178 blessés. Parmi ces victimes, le corps d'un Français a été retrouvé.

Jean-Baptiste Loirat avait 35 ans. Vétérinaire, l'homme vivait depuis huit ans en Espagne après avoir rencontré sa femme là-bas il y a huit ans, lors d'une année Erasmus à Madrid, raconte le Journal du dimanche. Le 12 juin dernier, le couple avait donné naissance à leur premier enfant, une petite fille, selon le journal. Mercredi, Jean-Baptiste était dans le train mortel pour rejoindre sa femme et sa fille, dans la maison de ses beaux-parents.

Jean-Baptiste Loirat fait partie des victimes du train.
Jean-Baptiste Loirat fait partie des victimes du train. © -

Inquiets de ne pas réussir à le joindre, sa famille française est arrivée jeudi soir sur les lieux du drame. Ils ont du attendre samedi et le résultat de tests ADN pour avoir la confirmation de la terrible nouvelle.

Le conducteur entendu par un juge

Dimanche, le conducteur du train, accusé d'"homicide par imprudence", doit être entendu par un juge, pendant que la ville de pèlerinage, parsemée de fleurs et de bougies, se préparait à rendre hommage aux victimes.

Tandis que deux enquêtes, l'une judiciaire et l'autre administrative, ont été ouvertes, les autorités mettent d'ores et déjà en cause le conducteur, un cheminot à la longue expérience professionnelle, pour ne pas avoir freiné à temps à l'entrée d'un tronçon où la vitesse autorisée passe de 220 à 80 kilomètres/heure.

Que s'est-il passé dans la cabine de pilotage juste avant 20h42, heure de l'impact? Le conducteur, qui exerce ce métier depuis 2003 et avait déjà parcouru 60 fois cette ligne, s'est-il laissé distraire? El Mundo affirmait, citant des sources proches de l'enquête, que le conducteur parlait au téléphone portable au moment du drame.

Mais dans la petite ville galicienne de Monforte de Lemos, où vit le cheminot, certains de ses proches voulaient le défendre. BFMTV s'est rendu dans son village.

A. G.